Bouaké, 24 oct 2026 (AIP)- La Direction générale des Ressources en Eau du ministère des Eaux et Forêts a organisé, vendredi 23 octobre 2026, à la préfecture de région de Gbêkê, une séance de sensibilisation sur la qualité et la protection des ressources en eau, dans le cadre de la 11e édition de la Semaine nationale de l’Eau prévue du 19 au 25 octobre 2026.
Cette activité, organisée par la direction générale des Ressources en Eau du ministère des Eaux et Forêts, visait à mobiliser les populations, les autorités, les jeunes et la société civile autour du thème de l’année : « Assurer durablement une qualité de l’eau pour tous les usages et contribuer aux objectifs de l’Union africaine à l’horizon 2063 ».
Le directeur général des Ressources en Eau, Dr Yéo Eugène, a expliqué que cette rencontre avait pour objectif de faire connaître les messages clés de la Semaine nationale de l’Eau, instituée par décret en 2013, et d’amener les acteurs à s’impliquer dans la préservation de la qualité des ressources hydriques.
Il a rappelé que la protection de l’eau est une responsabilité collective. « La question de la qualité de l’eau n’incombe plus uniquement aux ministres chargés de l’Environnement et des Mines, ni au seul président de la République, mais concerne tout le monde », a-t-il déclaré, appelant les acteurs de Gbêkê à s’engager dans la préservation des ressources hydriques.
La rencontre a été marquée par un exposé du chef du service Gestion des eaux souterraines et de surface à la direction de la Protection et de l’Aménagement des Ressources en Eau, Labbé Simplice, sur les enjeux de la qualité de l’eau et les menaces qui pèsent sur les ressources hydriques.
L’ingénieur hydrogéologue a présenté les orientations de l’Afrique de l’Ouest et du continent africain en matière d’eau et d’assainissement, dans le contexte de l’année 2026 proclamée « Année de l’eau et de l’assainissement » par l’Union africaine.
Il a rappelé que la Côte d’Ivoire dispose de ressources en eau, avec une pluviométrie de plus de 1 400 mm par an et des ressources en eaux souterraines, mais qu’elle reste confrontée à la pollution des eaux.
Parmi les principales menaces évoquées figurent l’orpaillage clandestin et l’urbanisation incontrôlée. Selon lui, l’orpaillage clandestin constitue un facteur de turbidité et de dégradation de la qualité de l’eau, entraînant des coûts de traitement élevés. L’urbanisation incontrôlée, à travers le défrichement et la mise à nu des sols, favorise leur lessivage par les pluies et provoque l’érosion, qui contribue à la turbidité des eaux de surface.
Labbé Simplice a insisté sur la nécessité de renforcer les campagnes de sensibilisation auprès des populations, notamment, dans la région de Gbêkê, où la sécheresse du lac de la Loka, en 2018, a marqué les esprits.
(AIP)
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