Yamoussoukro, 10 juin 2026 (AIP) – Le directeur général de l’Institut national de formation judiciaire (INFJ), Marie-Léonard Lébry, a affirmé le 5 juin 2026 à Yamoussoukro, que l’établissement renforce continuellement ses programmes de formation afin de préparer les futurs magistrats aux enjeux du numérique, de l’Intelligence artificielle (IA) et des nouvelles formes de criminalité.
S’exprimant en marge d’une conférence organisée avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et du ministère de la Justice, le directeur général a indiqué que cette rencontre visait à sensibiliser les magistrats aux mutations technologiques et aux défis sécuritaires contemporains.
Cette activité s’inscrit dans la continuité des actions entreprises par l’INFJ pour améliorer sa gouvernance et accroître sa visibilité auprès du public. Il a notamment rappelé l’organisation, le 3 juin, d’une journée portes ouvertes destinée à faire découvrir l’Institut et les opportunités professionnelles qu’il offre à travers la formation à une douzaine de métiers de la justice.
« L’objectif de cette conférence est d’ouvrir l’esprit des magistrats à l’ère du numérique afin qu’ils s’approprient ces nouvelles technologies. Aujourd’hui, il n’est plus possible de travailler sans le numérique », a déclaré M. Lébry.
Il a souligné que l’adaptation des futurs magistrats à la transformation digitale doit commencer dès leur formation initiale afin qu’ils disposent, une fois sur le terrain, des compétences nécessaires pour répondre efficacement aux évolutions de la société.
Le directeur général de l’INFJ a rappelé que la numérisation de l’administration figure parmi les priorités de l’État ivoirien dans le cadre du Plan national de développement à l’horizon 2030.
Abordant les questions sécuritaires, il a relevé que les magistrats sont désormais confrontés à de nouvelles infractions liées notamment au terrorisme, à la cybercriminalité et à la protection des données personnelles. « Ce ne sont plus seulement les infractions classiques. Il faut préparer les magistrats à apporter des réponses judiciaires adaptées à ces nouvelles réalités », a-t-il expliqué.
M. Lébry a par ailleurs assuré que les curricula de formation de l’INFJ évoluent régulièrement pour intégrer les nouveaux défis. Des modules consacrés à l’intelligence artificielle, au blanchiment de capitaux, au terrorisme et aux risques liés au numérique sont déjà enseignés aux auditeurs de justice et aux autres élèves de l’Institut.
« Nos apprenants utilisent déjà les outils numériques au quotidien. Notre rôle est de leur apporter une compréhension théorique et académique de ces technologies, tout en les sensibilisant aux dangers qu’elles peuvent comporter », a-t-il précisé.
Pour le directeur général de l’INFJ, la justice demeure un pilier essentiel de la stabilité sociale et doit être en mesure de répondre à l’ensemble des défis contemporains afin de garantir la paix sociale et la tranquillité publique.
(AIP)
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