Kouto, 04 sept 2026 (AIP) – L’Organisation non gouvernementale Interafricaine pour la promotion de la santé et des droits humains (ONG IPSDH) a organisé, mercredi 2 septembre 2026, une séance de sensibilisation sur les infections sexuellement transmissibles (IST) et le VIH/Sida à Kélégbala, dans la sous-préfecture de Sianhala (département de Kouto), en vue de renforcer les connaissances des populations sur ces fléaux de santé publique.
La présentation a été assurée par l’Infirmier diplômé d’État (IDE) et major au centre de santé de Sianhala, Ekra Yao, avec l’appui de ses collègues N’Kpo Kouassi Alban, du centre de santé de Kélégbala, et Sylla Moussa, de Sianhala.
Au cours de son exposé, Ekra Yao a expliqué que les IST sont des maladies contagieuses transmises principalement lors des rapports sexuels non protégés, qu’ils soient vaginaux, anaux ou oraux. Il a indiqué que les IST et le VIH/Sida partagent les mêmes modes de transmission, les mêmes facteurs de risque ainsi que les mêmes méthodes de prévention.
Il a précisé que le VIH est un virus qui attaque le système immunitaire, tandis que le Sida constitue le stade le plus avancé de l’infection. Selon lui, la transmission du virus se fait notamment par le sang, le sperme, les sécrétions vaginales et le lait maternel.
Abordant le volet de la prévention, l’IDE a recommandé l’abstinence, la fidélité mutuelle, l’utilisation correcte et systématique du préservatif, l’évitement du partage d’aiguilles ou de seringues ainsi que le dépistage régulier afin de connaître son statut sérologique.
Pour la prise en charge, M. Ekra a souligné qu’il n’existe pas encore de traitement curatif contre le VIH, mais que les médicaments antirétroviraux permettent de contrôler efficacement le virus et d’offrir aux patients une vie longue et en bonne santé lorsqu’ils sont pris régulièrement.
Il a attiré l’attention des populations sur certains comportements à risque. « Ici à Kélégbala, nous avons nos réalités. Pour la plupart, vous vivez dans des foyers polygames, ce qui est un facteur d’exposition aux IST. Soyez donc fidèles. Brisons les tabous et venez vers nous si vous sentez un problème de santé », a-t-il conseillé.
L’IDE a par ailleurs invité les participants à lutter contre la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH, rappelant qu’aucun risque de transmission n’existe lors des contacts courants tels que les poignées de main, les accolades ou le partage d’objets usuels.
La séance s’est achevée par une démonstration publique du port correct du préservatif et par la distribution gratuite de préservatifs aux participants.
Cette activité de l’ONG IPSDH s’inscrit dans le cadre des actions d’accompagnement social du « lot 2 » du projet de rétablissement de points critiques sur les routes rurales non bitumées de la région de la Bagoué. À Kélégbala, les tronçons Kélégbala-Douasso, long de 11,71 kilomètres, et Douasso-Dendrasso, long de 9,5 kilomètres, feront l’objet de travaux de reprofilage pour une durée prévisionnelle de 12 mois.
L’ONG IPSDH avait déjà conduit une campagne similaire le 29 avril à Landiougou, dans la sous-préfecture de Kasséré, sur les IST et le VIH/Sida, en plus des thématiques relatives aux violences basées sur le genre et à la sécurité routière, dans le cadre de la phase 1 bis, lot 1, du même projet.
(AIP)
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