Abidjan, 04 nov 2026 (AIP) – Le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) encourage les jeunes Africains à s’impliquer davantage dans les initiatives et les décisions relatives à l’avenir démographique du continent, afin de contribuer à la construction de sociétés plus prospères, résilientes et inclusives.
Cet appel a été lancé mardi 3 novembre 2026, à Abidjan, par la directrice exécutive de l’UNFPA, Dr Diene Keita, à l’ouverture du Dialogue sur l’avenir démographique. autour du thème « Tirer parti des changements démographiques pour la prospérité, la résilience et l’inclusion ».
Cette rencontre organisée conjointement par l’institution onusienne, le gouvernement ivoirien et la Commission de l’Union africaine se tient en marge de la célébration des 20 ans de l’adoption de la charte africaine de la jeunesse.
Invitant les jeunes à faire entendre leurs aspirations et à proposer des solutions concrètes aux défis du continent, Mme Keita a estimé qu’ils doivent prendre toute leur place dans la définition de leur avenir.
« Personne ne construira votre avenir à votre place », a-t-elle déclaré, les exhortant également à soutenir les jeunes des zones rurales, qui disposent de moins d’opportunités.
Abondant dans le même sens, le président du Conseil national des jeunes de Côte d’Ivoire, Ibrahim Diabaté, a souligné que la jeunesse constitue une force démographique majeure pour l’Afrique, qui doit être accompagnée par des investissements conséquents dans l’éducation, la santé, la formation et l’insertion professionnelle.
M. Diabaté a relevé que près de six Africains sur 10 ont moins de 25 ans, tandis qu’en Côte d’Ivoire, plus de trois personnes sur quatre ont moins de 35 ans.
Pour lui, le dividende démographique ne pourra être une réalité que si les jeunes sont formés, en bonne santé, inclus dans les politiques publiques et associés aux prises de décision.
Représentant le ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, Mamadou Touré, son directeur de cabinet, Ibrahima Dosso, a également insisté sur la nécessité d’investir dans le capital humain pour tirer profit des mutations démographiques en cours sur le continent.
M. Dosso a rappelé que le Programme jeunesse du gouvernement 2026-2030 prévoit une mobilisation de 2 870 milliards de FCFA auprès de 25 ministères sectoriels, avec pour ambition de toucher 5,3 millions de jeunes à travers des actions de formation, d’insertion professionnelle et de promotion de l’entrepreneuriat.
Prévu du 3 au 5 novembre, ce dialogue réunit des responsables institutionnels, des chercheurs, des représentants de la société civile et des jeunes leaders africains autour des enjeux liés au dividende démographique, au développement du capital humain, aux droits et à l’autonomie des jeunes ainsi qu’à leur participation aux décisions publiques.
(AIP)
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