Abidjan, 03 nov 2026 (AIP)- La coopération entre la Côte d’Ivoire et le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) est adossée au développement du capital humain, a-t-on appris au terme d’une audience accordée, lundi 2 novembre 2026 à Abidjan, par le ministre du Plan et du Développement, Dr Souleymane Diarrassouba, à la secrétaire générale adjointe des Nations unies et directrice exécutive de l’UNFPA, Dr Diene Keita.
L’audience a porté sur les acquis du partenariat entre la Côte d’Ivoire et l’UNFPA, ainsi que sur les perspectives du 9e programme de coopération couvrant la période 2026-2030.
Le ministre Diarrassouba a rappelé que la Côte d’Ivoire a actualisé sa Politique nationale de population 2026-2035 et entend mettre en œuvre son neuvième programme de coopération avec l’UNFPA. Il a également souligné que le Plan national de développement (PND) 2026-2030 consacre plus de 12 580 milliards de FCFA à son quatrième pilier, relatif au développement du capital humain.
Avec plus de 75 % de sa population âgée de moins de 35 ans, le pays dispose d’un potentiel démographique que le gouvernement entend transformer en dividende démographique, à travers des investissements dans l’éducation, la santé, la formation, l’emploi des jeunes, la nutrition et l’autonomisation des femmes.
« La véritable question n’est plus seulement de savoir comment nos populations évoluent, mais surtout comment nos États peuvent anticiper ces évolutions et en faire des leviers de prospérité, de résilience et d’inclusion », a déclaré Dr Souleymane Diarrassouba.
Pour sa part, Dr Diene Kéita a salué le rôle moteur de la Côte d’Ivoire dans la sous-région, la qualité de ses infrastructures publiques ainsi que l’excellence de sa politique d’hospitalité envers les populations réfugiées des pays limitrophes. Elle a réaffirmé la disponibilité de l’UNFPA à accompagner la dynamique de développement impulsée par le président de la République depuis son accession à la magistrature suprême.
Entre 2012 et 2021, le taux de mortalité maternelle est passé de 614 à 385 décès pour 100 000 naissances vivantes. L’UNFPA a, par ailleurs, contribué à l’approvisionnement en produits de planification familiale, à la prise en charge de plus de 1 600 femmes souffrant de fistules obstétricales entre 2021 et 2025, ainsi qu’au renforcement des mécanismes de lutte contre les violences basées sur le genre.
L’institution a également accompagné l’actualisation de la Politique nationale de population et la réalisation du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) de 2021.
La directrice exécutive était accompagnée d’une délégation de l’UNFPA comprenant sa directrice de cabinet, le directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre ainsi que le représentant résident en Côte d’Ivoire.
Cette rencontre s’est tenue à la veille du Dialogue sur l’avenir démographique de l’Afrique, que la Côte d’Ivoire accueille du 3 au 5 novembre.
(AIP)
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