Zuénoula, 28 juil 2026 (AIP) – La mairie de Zuénoula a lancé, lundi 27 juillet 2026, une campagne gratuite de vaccination contre la rage des animaux domestiques, dans les locaux de la direction départementale des Ressources animales et halieutiques (DRAH), avec pour objectif de renforcer la protection des populations contre cette zoonose mortelle, après le décès d’un enfant de six ans enregistré en février.
L’opération, entièrement financée par la municipalité, a mobilisé de nombreux propriétaires de chiens et de chats venus faire vacciner leurs animaux. Elle s’inscrit dans la stratégie locale de prévention de la rage, maladie transmissible de l’animal à l’homme.
Le directeur départemental des Ressources animales et halieutiques de Zuénoula, Kpi Serges Pacôme, a expliqué que cette deuxième campagne de l’année vise principalement à accroître la couverture vaccinale des chiens afin de limiter les risques de transmission de la maladie. « Nous voulons atteindre une couverture vaccinale d’au moins 70 % des chiens. Si nous atteignons ce seuil, nous pourrons interrompre efficacement la circulation du virus de la rage dans notre département », a-t-il indiqué.
Selon M. Kpi, cette campagne fait suite à un drame survenu en février 2026, marqué par le décès d’un enfant de six ans après avoir contracté la rage. Il a également rappelé qu’un chien enragé avait mordu une douzaine de personnes, illustrant la réalité de cette maladie dans le département.
Le directeur départemental s’est félicité de la forte mobilisation des populations, qu’il attribue aux nombreuses actions de sensibilisation menées avec l’appui des médias, des chefs communautaires, des organisations de jeunesse, des associations de femmes ainsi que des guides religieux.
« La rage est une réalité dans notre département. Il faut poursuivre la sensibilisation afin que tous les propriétaires d’animaux fassent vacciner leurs chiens et leurs chats », a insisté M. Kpi, tout en remerciant le ministère des Ressources animales et halieutiques ainsi que la direction des services vétérinaires et du bien-être animal pour leur accompagnement.
Représentant le député-maire Koné Souleymane, le deuxième adjoint au maire, Zagol Constantin Philippe, a souligné que la municipalité a choisi de financer cette campagne parce que « la rage est un véritable problème de santé publique ».
« Les animaux vivent en étroite proximité avec les hommes. Prendre soin de leur santé, c’est aussi protéger celle des populations. Après le décès d’un enfant dû à la rage, il était du devoir de la mairie d’agir pour préserver la vie des habitants », a-t-il déclaré.
Il a annoncé que la municipalité entend poursuivre cette initiative tout au long du mandat communal et œuvrer à l’augmentation du nombre de doses de vaccins disponibles afin de répondre aux besoins estimés à environ 800 doses par an.
Le représentant du maire a également lancé un appel aux populations à faire vacciner systématiquement leurs chiens et leurs chats. « Nous voulons que chaque propriétaire contribue à protéger sa famille et toute la communauté. Un chien enragé constitue un danger pour tous », a-t-il exhorté.
Parmi les bénéficiaires, plusieurs propriétaires d’animaux ont salué cette initiative. L’une d’elles a estimé que la gratuité de la vaccination constitue un important soulagement pour les ménages. « C’est une excellente initiative. Tout le monde n’a pas toujours les moyens de faire vacciner son animal. Cette campagne permet de protéger nos familles contre la rage », a-t-elle confié.
La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence du préfet du département de Zuénoula, Dao Karidja, ainsi que de plusieurs autorités administratives, municipales et responsables des services techniques.
(AIP)
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