Bondoukou, 25 août 2026 (AIP) – Le préfet de Bondoukou, Kouadio Gbongbo André, a appelé les chefs de villages et les populations à s’engager davantage dans la lutte contre l’orpaillage clandestin, dénonçant la destruction des terres agricoles et la pollution des ressources en eau dans le département, lors de la célébration du Maoulid, mardi 25 août 2026, à Limansso, à Bondoukou.
S’adressant aux chefs de villages, notamment aux chefs de kabla présents à la cérémonie, le préfet les a exhortés à jouer pleinement leur rôle dans la sensibilisation des populations et à se positionner comme des relais des autorités dans la lutte contre cette pratique.
« Les parents chefs de village, je vous en prie, arrêtez de détruire le sol de nos enfants et de nos petits-enfants », a-t-il lancé, en présence du grand imam de Bondoukou, appelant les responsables communautaires à prendre conscience des conséquences de l’orpaillage clandestin sur les générations futures.
Kouadio Gbongbo André a déploré la dégradation des terres et la pollution des cours d’eau causées par l’exploitation clandestine de l’or, estimant que cette activité constitue une menace pour l’environnement, l’agriculture et les moyens de subsistance des populations.
« Aujourd’hui, l’orpaillage clandestin est en train de nous tuer. Nos parcelles sont détruites, nos eaux sont polluées », a-t-il dénoncé, invitant les chefs traditionnels à sensibiliser les personnes attirées par les gains faciles à renoncer à cette activité.
Le préfet a insisté sur la nécessité pour les chefs de villages et les responsables communautaires de collaborer avec les autorités administratives et les forces de sécurité pour mettre fin à l’orpaillage clandestin.
Il a averti que les personnes prises en flagrant délit d’orpaillage clandestin seront conduites devant les services compétents, conformément aux dispositions en vigueur.
« Je vous demande d’être le porte-parole de ce message auprès de ceux qui aiment l’argent facile et de leur demander d’arrêter cela », a-t-il recommandé aux chefs de villages.
Au-delà de cette question, le préfet a transmis aux participants le message du chef de l’État, axé notamment sur la culture de la paix et le renforcement de la cohésion sociale.
Il a invité les populations à cultiver l’amour, l’entente et la solidarité, estimant que ces valeurs constituent des conditions essentielles pour permettre au Gontougo et à la Côte d’Ivoire d’aller de l’avant.
Kouadio Gbongbo André a également salué la présence des cadres de Bondoukou, des chefs de kabla et des autorités religieuses à cette célébration, ainsi que l’engagement des imams à prier pour la paix et la stabilité du pays.
« Je vous remercie, chers imams, pour toutes les prières que vous faites », a-t-il déclaré, avant de quitter la cérémonie pour une réunion de travail avec les sous-préfets du département.
Le préfet a enfin appelé l’ensemble des acteurs locaux à conjuguer leurs efforts pour préserver la paix, la cohésion sociale et les ressources naturelles, indispensables au développement durable de Bondoukou et du Gontougo.
(AIP)
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