Niakara, 03 août 2026 (AIP)–Le président du conseil régional du Hambol (Katiola, centre-nord ivoirien), par ailleurs ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Kalil Ibrahim Konaté, a présenté, samedi 1er août 2026 à Niakara, un projet de développement de la filière canne à sucre, invitant les chefs de villages et de cantons du département à accompagner sa mise en œuvre par la mobilisation du foncier.
La rencontre, tenue au foyer polyvalent Lassina Koné de la ville de Niakara, s’est déroulée en présence des élus et cadres du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) et des chefs de canton et chefs de village du département.
S’adressant aux autorités coutumières, le ministre a souligné le rôle essentiel des chefs dans le développement de leurs localités, estimant que leur adhésion est indispensable à la réussite des projets structurants. Il a précisé être venu échanger avec eux en sa qualité de fils de la région du Hambol, afin de les sensibiliser aux opportunités de développement qu’offre son département ministériel.
M. Konaté a indiqué que la Côte d’Ivoire demeure confrontée à un déficit de production sucrière. Selon lui, les besoins nationaux sont estimés à près de 395 000 tonnes de sucre par an, contre une production d’environ 207 000 tonnes, obligeant le pays à recourir aux importations pour satisfaire la consommation.
« Je souhaite que, si une troisième entreprise de production de sucre voit le jour en Côte d’Ivoire, elle soit implantée dans le Hambol », a-t-il déclaré, faisant observer que la région dispose d’importantes potentialités foncières favorables à la culture de la canne à sucre.
Le ministre a expliqué que le développement d’une nouvelle unité industrielle nécessite la constitution de vastes plantations de canne à sucre. Il a indiqué que les deux sociétés sucrières actuellement en activité dans le pays exploitent près de 27 000 hectares de plantations. À cet effet, il a invité les chefs traditionnels à faciliter la mise à disposition des terres nécessaires au projet, évoquant notamment les zones de Marabadiassa, Dabakala et Niakara.
Selon M. Konaté, ce projet sucrier pourrait constituer un important levier de développement pour le Hambol. Outre le renforcement de la production nationale de sucre et la réduction des importations, il devrait favoriser la création d’emplois, notamment pour les jeunes, stimuler les activités agricoles et commerciales, accroître les revenus des producteurs et attirer de nouveaux investissements dans la région.
L’implantation d’une industrie sucrière est également susceptible de contribuer à l’amélioration des infrastructures socio-économiques, au développement des chaînes de valeur agricoles et à la dynamisation de l’économie locale, en cohérence avec les ambitions nationales d’industrialisation et de transformation locale des matières premières.
Les chefs traditionnels ont, pour leur part, pris acte des enjeux exposés par le ministre. Les échanges ont porté principalement sur les conditions de mobilisation du foncier et sur les perspectives de développement économique qu’offre ce projet agricole au département de Niakara et, plus largement, à la région du Hambol.
(AIP)
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