Grand-Bassam, 26 oct 2026 (AIP) – Le ministère des Eaux et Forêts organise, du 21 au 23 octobre 2026 à Grand-Bassam, un atelier national de validation du Programme national de restauration des sites d’orpaillage illégal (PNR-SOI), en collaboration avec des institutions et d’autres structures partenaires.
Cette rencontre visait à valider, dans une démarche inclusive et participative, le document du programme destiné à favoriser la réhabilitation des sites dégradés par l’exploitation aurifère clandestine.
Les travaux ont permis notamment de présenter le document aux parties prenantes, de recueillir leurs observations et propositions d’amendement, de préciser les rôles et responsabilités des institutions dans la mise en œuvre des différentes composantes du programme, ainsi que d’identifier les sources et les mécanismes de financement.
Selon le ministre des Eaux et Forêts, Assahoré Konan Jacques, l’orpaillage illégal constitue une menace sérieuse pour le patrimoine naturel et les conditions de vie des populations. Il entraîne notamment la déforestation, la dégradation des sols, la destruction des habitats de la faune, la pollution des cours d’eau et la perturbation des activités agricoles.
Il a souligné que la lutte contre ce phénomène ne saurait se limiter au démantèlement des installations clandestines. Elle doit également permettre de sécuriser les sites, de restaurer les écosystèmes, de protéger les ressources en eau et de réhabiliter les terres afin qu’elles retrouvent une fonction écologique, agricole ou économique durable.
Pour lui, cette démarche nécessite une action continue reposant sur la prévention, la détection, l’intervention, la surveillance, la dépollution, la restauration et le suivi des résultats.
Le ministre a également relevé que la restauration des sites d’orpaillage illégal dépasse les compétences d’un seul département ministériel. Elle engage la responsabilité de l’État dans son ensemble et requiert la mobilisation des administrations publiques, des collectivités territoriales, des partenaires techniques et financiers, des opérateurs économiques, de la société civile et des communautés locales.
(AIP)
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