Abidjan, 29 sept 2026 (AIP) – Le rôle déterminant des femmes et des jeunes dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix en Afrique de l’Ouest et au Sahel a dominé les interventions à l’ouverture, lundi 28 septembre 2026 à Abidjan, de la Semaine régionale de haut niveau sur les Femmes, les Jeunes, la Paix, la Sécurité et la Résilience économique.
« Les femmes et les jeunes ne sont pas seulement affectés par les crises, ils sont des acteurs essentiels de leur prévention, de leur résolution et de la reconstruction de nos sociétés », a affirmé la présidente du Groupe de travail en Côte d’Ivoire et de REPSFECO-CI, Maître Geneviève Diallo Sissoko. Elle a rappelé l’adoption du plan stratégique 2026-2030 du Groupe de travail lors de la réunion annuelle de Praia.
Le directeur régional d’ONU Femmes pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Dr Maxime Houinato, a déploré que les femmes et les jeunes bénéficient de moins de 4 % des financements intermédiaires, appelant à faire de l’autonomisation économique une priorité des politiques publiques.
Représentant résidant de l’Union africaine, Dr Ladislas Nze Bekale a rappelé que l’Agenda 2063 et le protocole de Maputo consacrent les droits économiques des femmes et leur droit à la paix. Il a annoncé l’ambition de mobiliser 100 milliards de dollars d’ici 2030 au bénéfice d’au moins 10 millions de femmes et de jeunes.
Le secrétaire exécutif adjoint du Conseil de l’Entente, Idi Ali, a présenté trois priorités. Celles d’agir au plus près des territoires fragiles et des communautés frontalières, d’investir dans l’autonomie économique des femmes et l’insertion des jeunes, et les associer davantage aux mécanismes de décision.
La coordinatrice résidente du Système des Nations Unies en Côte d’Ivoire Hélène N’Garnim-Ganga a salué l’adoption d’un plan national de deuxième génération pour l’agenda Femmes, Paix et Sécurité, rappelant que « la paix est plus durable lorsque les femmes participent aux prises de décision » et que « l’emploi est le meilleur outil contre les conflits ».
Le vice-présidente du Groupe de la Banque africaine de développement Hassatou Diop N’Sele a présenté quatre priorités de l’institution : mobiliser les capitaux, réformer l’architecture financière africaine, tirer parti du dividende démographique et développer des infrastructures résilientes, appelant à ne plus considérer les femmes et les jeunes comme de simples bénéficiaires.
Le chef de l’UNOWAS, Leonardo Santos Simao a rappelé que les jeunes représentent plus de 70 % de la population ouest-africaine et sahélienne, concluant que « l’avenir de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel se construira avec les femmes, les jeunes et grâce à eux ».
Les travaux doivent déboucher sur des engagements précis, portés par des responsables identifiés et assortis d’échéances suivies dans la durée.
(AIP)
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