Man, 31 oct 2026 (AIP)-Les études d’impact environnemental et social des futurs travaux de voirie urbaine et de drainage des eaux pluviales dans la commune de Man ont été soumises aux autorités administratives, aux chefs coutumiers et aux représentants des populations, en vue de recueillir leurs préoccupations et de les intégrer dans les dispositions de mise en œuvre du Projet de développement durable et inclusif des villes secondaires (PDDIVS).
La restitution de ces études s’est tenue, mercredi 28 octobre 2026 à la salle de conférence de la CGRAE de Man, sous la présidence du préfet de la région du Tonkpi, préfet du département de Man, Lancina Fofana.
Les échanges ont porté sur les conséquences possibles des travaux pour les riverains, les activités économiques et l’environnement, ainsi que sur les mesures prévues pour prévenir ou compenser les préjudices.
Selon l’ingénieur en génie civil du PDDIVS, Kra N’guessan, les études techniques ont permis de retenir environ 10,5 kilomètres de voirie à aménager. Les axes concernés comprennent notamment la voie reliant la pharmacie Lycée Club au marché de Grand-Gbapleu, la liaison entre le carrefour Seydou Fao et le village de Glogouin, ainsi que les accès aux quartiers Libreville et Domoraud. Le programme prévoit également des aménagements entre la voie de déviation et l’ancienne voie d’Abidjan, ainsi qu’au carrefour Mendéba en direction du quartier San Pedro.

Les études techniques étant achevées, les procédures de passation des marchés sont en cours, tandis que les études environnementales et sociales constituent une étape préalable à l’indemnisation des personnes affectées.
« Tout ce qui est étude technique est achevée, le dossier d’appel d’offres, la procédure de passation sont en cours », a indiqué M. Kra, qui situe le démarrage prévisionnel des travaux au premier trimestre 2027, après les opérations d’indemnisation.
Réalisées sur 11 itinéraires et cinq bassins versants, les études d’impact environnemental et social approfondies (EIESA) visent à identifier les effets des futurs chantiers sur les milieux naturels et les populations, afin de définir les mesures de prévention, d’atténuation et de compensation.
Le spécialiste en environnement du PDDIVS, Ouréga Alex, a cité notamment les risques de pollution des eaux, d’émission de poussière et de déplacement de populations. Les biens des personnes susceptibles d’être affectées devront être évalués avant toute indemnisation.
Il a également relevé les retombées attendues des travaux, notamment la création d’opportunités pour les entreprises et la main-d’œuvre locales, afin de contribuer à l’activité économique de la commune.
De son côté, l’environnementaliste du cabinet BRL-CI, Kelly Alain, a indiqué que les rapports d’études ont déjà été transmis aux responsables du projet et que leur restitution locale permet de recueillir les observations des autorités et des riverains avant leur finalisation.

Il a attiré l’attention sur les contraintes susceptibles de survenir pendant les travaux, notamment le creusement des drains existants, les perturbations de la circulation et les pertes de cultures maraîchères sur les emprises concernées.
« Nous demandons de partager le planning des travaux, de sensibiliser, de mettre en place des panneaux de signalisation correcte », a-t-il préconisé, évoquant également le balisage et la sécurisation des zones de chantier pour prévenir les accidents.
Les études ont permis d’identifier les personnes susceptibles de subir des pertes de cultures ou de biens. Leur évaluation est menée avec le concours de compétences dans les domaines de la construction et de l’expertise agricole, a précisé M. Kelly.
Financé par le gouvernement ivoirien et la Banque mondiale, le PDDIVS intervient dans huit villes secondaires, dont Man. Il vise à améliorer l’accès aux infrastructures urbaines et aux services de base, tout en renforçant les capacités des collectivités locales en matière de planification du développement urbain.
Dans la commune de Man, le projet a notamment contribué à la réhabilitation de dix établissements scolaires comprenant 157 salles de classe, 23 bureaux et 16 magasins. Il a également permis la réhabilitation de six dispensaires et cinq maternités, ainsi que la distribution de 400 équipements (lits, matelas, kits chirurgicaux) à neuf établissements sanitaires.
(AIP)
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