Bocanda, 12 oct 2026 (AIP) – Le Projet de renforcement des moyens de subsistance des petits exploitants et des femmes dans la région du N’Zi (PREMOPEF) a remis provisoirement neuf Sites de transformation de manioc (STM) aux femmes bénéficiaires des départements de Bocanda et de Kouassi-Kouassikro à l’issue d’une mission de réceptions provisoires des travaux qui a eu lieu du mardi 6 au vendredi 9 octobre 2026.
Pour le département de Bocanda, ce sont les transformatrices de manioc des sept localités que sont Bengassou, Dida Mouessou, Kotokounou, Souamékro, Konan N’Drikro, Salebalekro et Bledi qui ont reçu les clés des bâtiments abritant ces unités de transformation de manioc.
Pour le département de Kouassi-Kouassikro, ce sont les infrastructures de Mekro et de Kouassi-Kouassikro dont les clés ont été remises aux femmes.
Au dire de l’expert assistant génie rural du PREMOPEF, Isidore Kouassi, et du contrôleur financier, Jean-Baptiste Kablan, ces sites sont exploitables, même s’il y a des corrections à faire qui représentent des réserves mineures.
‹‹ Nous avons visité tous les sites. Il y a des retouches à faire et nous les avons indiqués aux différentes entreprises qui ont réalisé les travaux, mais, malgré cela, ils sont tous exploitables et nous les avons remis aux femmes bénéficiaires pour qu’elles les occupent et les exploitent avec leurs moyens, en attendant qu’ils soient entièrement équipés et inaugurés officiellement ››, a expliqué Isidore Kouassi.
Quant à Jean-Baptiste Kablan, il a tenu à féliciter les entreprises qui ont fait l’effort de respecter les plans initiaux et les cahiers de charges. Il a exhorté les bénéficiaires à entretenir ces locaux et à en faire un bon usage pour leur propre épanouissement.
La présidente de la coopérative des femmes transformatrices de manioc de Benganssou, Èssè N’Zimla Paulette, et celle de Kotokounou, Kondé Amenan Hélène, ont exprimé leur gratitude et leur reconnaissance à l’État de Côte d’Ivoire et aux responsables du PREMOPEF pour ces « cadeaux » qui leur permettront de diversifier leurs sources de revenus. Elles ont exprimé la disponibilité des femmes à travailler pour que ces unités servent longtemps.
Financés conjointement par le Groupe Banque africaine de développement (BAD), Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP), et l’État de Côte d’Ivoire, ces sites, d’un coût global de 228 611 824 FCFA TTC, permettront aux femmes bénéficiaires de ces neuf localités de transformer le manioc en « attiéké » (semoule de manioc) et produits dérivés.
(AIP)
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