Agboville, 24 juil 2026 (AIP) – Le préfet de région, préfet du département d’Agboville, Sihindou Coulibaly, a appelé jeudi 23 juillet 2026, à une implication totale pour bénéficier du mécanisme de Réduction des émissions de gaz à effet de serre issues de la déforestation et de la dégradation des forêts (REDD+) de l’Agnéby-Tiassa.
Le préfet a lancé cet appel, lors de la première session ordinaire de l’année du comité régional de REDD+ autour du « bilan du projet Promouvoir une production de cacao sans déforestation pour réduire les émissions en Côte d’Ivoire (PROMIRE), perspectives et appel à la mobilisation de toutes les structures ».
Présidant la rencontre, le préfet de région, préfet du département d’Agboville, Sihindou Coulibaly, a insisté sur les retombées du mécanisme REDD+ pour les populations. « Avec le mécanisme REDD+, nous pouvons améliorer notre bien-être, en respirant un air pur, mais aussi en obtenant des moyens additionnels pour nos populations », a déclaré M. Coulibaly.
Pour lui, la réussite repose sur l’engagement de chacun. Il a exhorté les services à assurer rigoureusement le suivi et l’évaluation des activités. « Le fait de tenir régulièrement nos réunions est un avantage. Il faut le transformer en réalité sur le terrain, en donnant des consignes et en veillant à la mise en œuvre du mécanisme REDD+ », a-t-il martelé.
Sihindou Coulibaly a également mis en garde sur les conditions d’éligibilité aux financements carbone. « Il ne suffit pas d’avoir une forêt. Comment la mettez-vous en place ? Par qui ? Avec quelles méthodes ? C’est ce qui détermine si vous êtes éligible ou exclu du bénéfice du mécanisme », a-t-il dit.
Le secrétaire technique de la REDD+, Colonel Ahoulou Kouamé, a présenté l’état d’avancement du projet PROMIRE. Il a rappelé que face au recul du couvert forestier, la Côte d’Ivoire s’est engagée dans le mécanisme REDD+, un dispositif international qui récompense les pays par des « paiements carbone » en contrepartie d’efforts de reboisement et de pratiques durables.
Démarré en 2022, le projet PROMIRE couvre désormais trois régions que sont le Sud-Comoé, la Mé et l’Agnéby-Tiassa. Il vise à mettre à l’échelle le projet pilote initialement mené dans la Mé.
« À travers PROMIRE, nous avons vu des activités d’agroforesterie et de restauration forestière. Notre objectif est de répliquer les acquis de ce projet sur tout le flanc Est de la Côte d’Ivoire à travers un projet plus vaste », a précisé le secrétaire technique.
A l’issue de la rencontre, le préfet a procédé à la remise des arrêtés modificatifs de création et de fonctionnement du comité régional REDD+. Ces nouveaux textes intègrent désormais la gestion des plaintes dans les attributions du comité, une avancée saluée par le conseil régional.
« Mettons tout en œuvre pour maintenir le mécanisme REDD+, pour le bonheur de nos populations », a conclu l’autorité administrative.
(AIP)
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