Abidjan, 29 juin 2026 (AIP) – Les principales organisations de la société civile (OSC) ivoiriennes ont apporté, lundi 29 juin 2026 à Abidjan, leur soutien à la réforme du système de gestion des élections initiée par le gouvernement, saluant un mécanisme « répondant à toutes leurs recommandations » historiques en matière de consolidation démocratique.
Dans une déclaration conjointe transmise à l’AIP, une coalition de 13 structures, incluant la LIDHO, le WANEP-CI et la Plateforme POECI, a pris acte de la dissolution de la Commission Électorale Indépendante (CEI) et de l’architecture novatrice dévoilée le 22 juin par le Premier ministre Robert Beugré Mambé.
Ce nouveau dispositif, qui sera opérationnel pour les prochaines échéances, repose désormais sur une répartition stricte des missions autour de trois piliers distincts, notamment un organe dédié à la seule logistique et à l’organisation matérielle des scrutins, un second entité chargé exclusivement du recensement des votes, et un troisième pôle assurant la supervision et le contrôle global du processus.
« Cette volonté du Gouvernement de doter notre pays d’une nouvelle gouvernance électorale répond à toutes les recommandations faites par les OSC en vue de consolider la Démocratie et de crédibiliser le processus électoral », écrivent les organisations signataires.
Même si la déclaration reste mesurée sur les modalités pratiques de mise en œuvre, les signataires ont tenu à manifester leur « disponibilité » pour les futurs échanges techniques sur l’articulation et l’opérationnalisation de ces nouvelles institutions.
« Nous saluons cette initiative d’information du Gouvernement et restons disponibles pour des futurs échanges sur l’articulation et la mise en place de ces organes », conclut le document.
Cette prise de position collective intervient dans un contexte de recomposition du paysage électoral ivoirien, marqué par l’adoption le 6 mai dernier de l’ordonnance n°2026-265 portant dissolution de la CEI, une décision que le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, avait justifiée par la nécessité de « rassurer durablement » tous les acteurs politiques et citoyens.
Ont notamment apposé leur signature à ce texte : le Club UA, l’OFACI, PLAYDOO Côte d’Ivoire, l’ASSELCI, le RAIDH, la LIDHO, la POECI, la COFEMCI-RPC, le CEFCI, le CELD-CI, le WANEP-CI et le REPSFECO-CI.
(AIP)
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