Abidjan, 28 juil 2026 (AIP)- Le ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, représentant le Vice-premier ministre, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, a inauguré samedi 25 juillet 2026, à Tioroniaradougou, dans la région du Poro, le centre de service civique Amadou Gon Coulibaly, couplée à la sortie de la première cohorte de 500 stagiaires volontaires, rapporte une note d’information transmise à l’AIP.
M. Coulibaly a indiqué que cette infrastructure illustre la volonté du gouvernement de faire du service civique un levier de formation, de citoyenneté et de cohésion sociale. « Aucun jeune ne doit être considéré comme définitivement perdu pour sa communauté ou pour la nation. Chaque jeune doit pouvoir bénéficier d’une possibilité de se reconstruire, de se former, de retrouver confiance en lui et de devenir utile à la société », a-t-il déclaré.
Il a souligné que le service civique ne se limite pas à l’apprentissage d’un métier, mais contribue également à la formation de citoyens responsables, attachés aux valeurs de discipline, de civisme, de respect des institutions, de paix et d’unité nationale.
Le centre de service civique ainsi que la première promotion portent le nom de l’ancien Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, en hommage à son engagement dans la relance du service civique. Invitant les 500 jeunes diplômés à être dignes de cet héritage, Amadou Coulibaly les a exhortés à faire preuve de rigueur, de persévérance et de loyauté envers la République.
Le ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, Mamadou Touré, a rappelé que cette première cohorte a bénéficié de deux mois de formation civique et citoyenne, suivis de quatre mois de formation professionnelle. Il a inscrit cette initiative dans la vision du président de la République, Alassane Ouattara, qui a relancé le service civique en 2016 avec l’appui de feu Amadou Gon Coulibaly.
Évoquant les perspectives du dispositif, il a annoncé que l’objectif est de porter progressivement le nombre de jeunes formés de 900 à 31 000 par an, grâce à l’ouverture de nouveaux centres sur l’ensemble du territoire national. Il a également annoncé que les prochaines promotions recevront un Certificat de qualification professionnelle (CQP) en remplacement des attestations de fin de formation, afin de faciliter leur insertion sur le marché de l’emploi.
Mamadou Touré a salué l’appui des partenaires techniques et financiers, notamment l’Agence française de développement (AFD) et le Fonds des nations Unis pour l’enfance (UNICEF), qui accompagnent le développement du programme dans plusieurs régions. Les deux ministres ont, par ailleurs, insisté sur le rôle des familles dans la réinsertion des bénéficiaires.
« Ils ont changé. Ne les enfermez pas dans le ghetto du passé. Ne continuez pas de les regarder avec le regard que vous portiez sur eux avant leur entrée au service civique. Facilitez-leur la tâche. Soyez patients, soyez tolérants. Poursuivez le travail des encadreurs à la maison », a exhorté Amadou Coulibaly.

Au nom des 500 stagiaires, leur porte-parole, Soro Nawa, a exprimé la reconnaissance de la promotion au président de la République, le gouvernement, les formateurs et les familles. Il a assuré que les jeunes quittent le centre avec des compétences, des valeurs et une nouvelle confiance en leur avenir tout en présentant leurs excuses à leurs parents pour leurs comportements passés et en promettant d’être désormais des citoyens exemplaires.
(AIP)
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