Grand-Bassam, 17 sept 2026 (AIP) – Le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre Dimba, a procédé mercredi 16 septembre 2026, à l’inauguration du centre départemental de transfusion sanguine de Grand-Bassam.
La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités administratives, politiques, coutumières et religieuses, ainsi que de représentants des différentes composantes de la population.
Ce centre est le 36e centre décentralisé du Centre national de transfusion sanguine (CNTS) en Côte d’Ivoire et le troisième dans la région du Sud-Comoé, après ceux d’Aboisso et de Bonoua.
La transfusion sanguine a été instituée en Côte d’Ivoire en 1951 avec la création du Centre fédéral de transfusion sanguine. Le CNTS assure aujourd’hui la collecte, l’analyse, le traitement, le transport et la distribution du sang et des produits sanguins aux établissements sanitaires du pays.
Il contribue également à la fabrication de dérivés sanguins, à la formation des personnels de santé et aux études et recherches liées à la transfusion.
Le maire de Grand-Bassam, Jean-Louis Moulot, s’est réjoui de l’ouverture de ce centre, estimant qu’elle répond aux besoins sanitaires d’une population en croissance. Il a également souligné l’attractivité touristique de la ville, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, qui accueille de nombreux visiteurs et reste exposée aux accidents de la circulation et autres situations d’urgence nécessitant du sang.
« Le sang ne se fabrique pas, ne s’achète pas, il se donne et, au moment où une vie en a besoin, il est important qu’il soit disponible pour sauver des vies », a-t-il déclaré.
M. Moulot a annoncé l’organisation prochaine d’une journée communale annuelle de don de sang afin de contribuer à l’approvisionnement du centre.
Le directeur général du CNTS, Professeur Yassongui Mamadou Sékongo, a indiqué que l’ouverture de ce centre s’inscrit dans les actions visant à améliorer la disponibilité des produits sanguins et à réduire les décès liés au manque de sang, notamment chez les femmes enceintes et les enfants.
Le gouvernement prévoit l’ouverture d’autres centres décentralisés à l’intérieur du pays d’ici octobre, a-t-il précisé. Il a également rappelé que le prix d’une poche de sang est fixé à 3 000 FCFA sur l’ensemble du territoire national, y compris dans les cliniques privées.
Le président du conseil régional du Sud-Comoé, Dr Eugène Aka Aouélé, a salué l’ouverture de ce troisième centre régional et appelé les populations à donner régulièrement leur sang. La cérémonie a pris fin par la remise de moyens de mobilité destinés au fonctionnement du centre.
(AIP)
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