Divo, 14 août 2026 (AIP) – La jeunesse de Dougako, dans la commune de Divo, entend faire de la culture un levier de transmission identitaire, de cohésion sociale et de développement local, à travers la première édition de la semaine culturelle « Dougako ma fierté », prévue du 19 au 22 août 2026, selon les membres du comité d’organisation qui ont fait l’annonce mercredi 12 août.
Initiée par les jeunes de Dougako, cet événement culturel a pour objet de valoriser la culture dida, au-delà du seul village initiateur, en associant progressivement le peuple Djiboua à cette dynamique de préservation et de promotion des traditions.
Le président du comité d’organisation, Dago Akapouet Nicodème, a présenté l’événement à la presse lors d’une conférence organisée dans un maquis-restaurant de Dougako, en présence notamment de la présidente des femmes dida de Divo, Ablé Dallo Thérèse, et du chargé de communication de la manifestation, Yves Dumas Toutoukpeu.
Placée sous le thème « Unité – Tradition – Développement », cette première édition bénéficie du parrainage de l’opérateur économique et cadre de Divo, Aimé Akpalé.
Pour les initiateurs, « Dougako ma fierté » répond avant tout à un impératif de transmission du patrimoine culturel aux jeunes générations.
« Nous organisons cette semaine culturelle pour éveiller les jeunes de Dougako et de tous les villages Djiboua, afin de transmettre à la nouvelle génération la tradition héritée de nos parents et aïeuls », a expliqué le président du comité d’organisation, Dago Akapouet.
Pendant quatre jours, le village de Dougako vibrera au rythme de plusieurs activités destinées à mettre en lumière les expressions artistiques, culturelles et traditionnelles du peuple dida. Le programme prévoit notamment des danses et ballets traditionnels, dont l’Attêkplê, le Dôgblô et le Sappa, ainsi que des jeux et concours d’awalé et de jeu de dames.
Des concours de beauté Awoulaba, des prestations de chorales et de sketchs, des séances de contes et de chants traditionnels, des expositions gastronomiques, des rencontres sportives et des soirées culturelles figurent également au menu de cette semaine.
Selon Mme Ablé Dallo Thérèse, le projet est le fruit d’un travail de longue haleine. « Cette semaine culturelle est en préparation depuis trois ans », a-t-elle souligné, précisant que les organisateurs ont d’abord mobilisé leurs propres ressources avant de solliciter l’accompagnement de partenaires.
Le parrainage de l’événement et l’adhésion de plusieurs opérateurs économiques traduisent, selon les promoteurs, la volonté de fédérer autour de cette initiative les forces vives de la localité.
Au-delà de cette première édition, les organisateurs envisagent d’inscrire « Dougako ma fierté » dans la durée et d’en faire une manifestation tournante. Si l’initiative est partie de la jeunesse de Dougako, les prochaines éditions pourraient être accueillies par d’autres villages, en fonction de leur disponibilité et de la mobilisation de leurs jeunes.
L’objectif est ainsi d’élargir progressivement cette plateforme culturelle à l’ensemble des communautés du Djiboua.
« Promouvoir la culture dida, renforcer la cohésion sociale, encourager la jeunesse à s’impliquer dans le développement local, attirer des partenaires et des investisseurs et faire connaître Dougako aux plans régional et national », constituent les principales ambitions du projet, a indiqué M. Dago Akapouet.
La présidente des femmes dida et le président du comité d’organisation ont salué le soutien de la chefferie de Dougako, des chefs des 12 villages de la commune de Divo ainsi que du chef des chefs traditionnels de la région, dont les bénédictions et l’accompagnement ont été sollicités pour la réussite de la manifestation.
Ils ont également appelé les femmes et les jeunes des villages concernés à une forte mobilisation afin de faire de cette première édition un rendez-vous culturel mémorable et un point de départ pour une dynamique durable de valorisation du patrimoine dida.
Cette initiative s’inscrit dans un environnement culturel particulièrement dynamique à Divo et dans la région du Lôh-Djiboua, où festivals, semaines culturelles et autres manifestations se multiplient pour préserver et promouvoir les arts et traditions locales. La région est notamment reconnue comme le berceau du pagne en raphia et de ses différentes variantes utilisées dans les parures traditionnelles.
(AIP)
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