Yamoussoukro, 29 juil 2026 (AIP) – La Côte d’Ivoire s’apprête à se doter d’une stratégie nationale de l’énergie de cuisson propre pour la période 2027-2040, en vue d’accélérer la transition des ménages vers des solutions de cuisson modernes, accessibles et respectueuses de l’environnement, ont indiqué mardi 28 juillet 2026, les responsables du ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie et de l’Agence belge de développement Enabel, à l’ouverture d’un atelier national de validation, à Yamoussoukro.
Organisée avec l’appui financier de l’Union européenne dans le cadre du projet de Valorisation de la biomasse énergie et de promotion de la cuisson propre (VABICUI), la rencontre vise à valider le rapport diagnostique, le document de stratégie nationale ainsi que le plan d’action opérationnel qui serviront de feuille de route au pays.
Selon le représentant du directeur général des Énergies renouvelables et de la Bioénergie, Moussa Dosso, cette stratégie répond à un défi majeur auquel la Côte d’Ivoire demeure confrontée.
Les données du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) de 2021 montrent que 47,5 % des ménages utilisent encore le bois de chauffe comme principale source d’énergie pour cuisiner, tandis que 9,2 % recourent au charbon de bois.
« Cette situation contribue à la dégradation de nos ressources forestières, aggrave la pollution de l’air intérieur, accroît les émissions de gaz à effet de serre et mobilise un temps considérable consacré à la collecte du bois, au détriment notamment des femmes et des jeunes filles », a-t-il souligné.
Face à ces enjeux, le gouvernement ambitionne de porter à 50 % la part des ménages utilisant des solutions de cuisson propre d’ici à 2030, conformément au Pacte national de l’énergie, au Plan d’action national des énergies renouvelables ainsi qu’aux engagements climatiques de la Côte d’Ivoire.
Le chef du projet VABICUI à Enabel, Michel Digbeu, a rappelé que cette initiative, financée par l’Union européenne et mise en œuvre depuis le 2 février 2024 pour une durée de quatre ans, contribue à la réduction des émissions de gaz à effet de serre à travers le développement des chaînes de valeur de la biomasse énergie et la promotion des technologies de cuisson propre.
Il a indiqué que le projet a déjà permis d’accompagner des petites et moyennes entreprises du secteur, de renforcer le cadre institutionnel et réglementaire et de lancer l’élaboration de cette stratégie nationale, dont les travaux ont débuté par un atelier de cadrage en novembre 2025.
Les participants, issus des administrations publiques, des collectivités territoriales, du secteur privé, des partenaires techniques et financiers ainsi que de la société civile, sont appelés à examiner et à enrichir les différents documents avant leur adoption.
À l’issue de leur validation, la prochaine étape consistera à mobiliser les financements nécessaires à la mise en œuvre du plan d’action opérationnel afin de favoriser l’accès des populations à des solutions de cuisson plus sûres, abordables et durables, ont précisé les responsables du projet.
(AIP)
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