Abidjan, 2 déc 2024 (AIP)- La Maison des transporteurs de Côte d’Ivoire (MTCI) dans un communiqué dont copie a été transmise jeudi 28 novembre 2024 à l’AIP, a alerté sur les difficultés rencontrées dans le secteur des transports à Abidjan.
Le président Soumahoro Mamadou, a exprimé son indignation face aux agissements récents des agents du district autonome d’Abidjan, les qualifiant d’inadmissibles.
Selon lui, les pneus des véhicules des transporteurs sont perforés volontairement avec des couteaux. « Ces actes, documentés par des images, sont suivis d’une mise en fourrière systématique des véhicules, nécessitant un paiement de 150 000 FCFA pour leur récupération », a-t-il dénoncé. Ces mesures seraient liées à des infractions de stationnement, explique-t-on.
« La MTCI rappelle que des moyens légaux existent pour sanctionner de telles infractions et déplore l’absence de dialogue préalable avec le district », a indiqué le communiqué, précisant que « depuis des décennies, les transporteurs s’acquittent du paiement de la carte de stationnement sans pour autant bénéficier d’aires de stationnement ou de gares dédiées dans le district d’Abidjan ».
En outre la faîtière des transporteurs a dénoncé les délais anormalement longs pour l’obtention des plaques d’immatriculation, qui peuvent dépasser un an. Dans certains cas, les transporteurs ayant déjà payé se voient contraints de régler à nouveau à cause d’un changement de prestataire pour la production des plaques, fait-on remarquer.
« Cette situation expose les transporteurs à des sanctions policières injustes », a rapporté le document.
Toutefois, le président de la MTCI, Soumahoro Mamadou a salué la réduction significative des barrages policiers dans le grand Abidjan, grâce à l’intervention des autorités policières, notamment le préfet de police et la direction générale de la police.
Il a exhorté la police à continuer à faire preuve d’indulgence envers les transporteurs, qui peinent à faire face aux nombreuses contraintes du secteur.
La MTCI a appelé à une prise de responsabilité urgente de la part des autorités compétentes, notamment le ministère des Transports et le district autonome d’Abidjan, pour trouver des solutions aux défis auxquels fait face le secteur.
« Nous sommes dans un État de droit. Il est impératif de respecter les transporteurs et de trouver des mécanismes justes et légaux pour résoudre ces problématiques », a conclu M. Soumahoro.
La rédaction de l’AIP a tenté de recueillir la version du district d’Abidjan relative à ces allégations portées contre lui, mais sa démarche est restée sans suite.
(AIP)
gak/haa

