Abidjan, 02 déc 2024 (AIP) – Des cadres des Douanes, notamment les sous-directeurs et les chefs de services, se sont réunis lundi 02 décembre 2024 à Abidjan Plateau, dans le cadre d’un atelier visant à renforcer leurs compétences en matière de contrôle post- dédouanement, afin de rendre l’administration douanière plus performante.
Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des activités du Projet d’appui à la mise en œuvre de l’Accord de partenariat économique Côte d’Ivoire-Union européenne (PAPEI), et plus précisément dans sa composante 2 qui concerne l’appui à l’opérationnalisation des structures chargées de la mise en œuvre de l’Accord de partenariat économique (APE), avec pour objectif principal l’appui à la direction générale des Douanes.
Cette formation vise également à améliorer les compétences en matière de contrôle après dédouanement, de gestion et d’analyse des risques, ainsi qu’à optimiser la rentabilité des contrôles concernant certains éléments des déclarations douanières.

Il s’agira en particulier de former des cadres douaniers capables de détecter les pratiques illicites liées aux transactions de dédouanement des envois internationaux, de former des formateurs en matière de contrôle après dédouanement, afin d’assurer la pérennité du processus de renforcement des capacités au sein de la direction générale des Douanes.
« Nous menons cette activité pour renforcer les capacités techniques et opérationnelles des agents des Douanes, dans le cadre du renforcement du contrôle après dédouanement. Il s’agit d’une formation des formateurs, qui, à leur tour, transmettront ces connaissances à leurs collègues pour garantir une appropriation des acquis », a expliqué le coordonnateur adjoint du projet PAPEI, Coulibaly Nanien Dokaha.
Pour le directeur des enquêtes douanières, colonel Gnangoran N’Gouan Théophile, cette formation est essentielle pour l’exécution de l’accord dans le respect des normes requises.
« Il s’agit d’une formation pour l’appropriation des instruments nécessaires à la mise en œuvre de l’Accord de partenariat économique avec l’Union européenne. La Côte d’Ivoire a ratifié cet accord et nous sommes à la troisième phase du démantèlement tarifaire. Ainsi, les marchandises en provenance de l’Union européenne doivent bénéficier de préférences tarifaires. Cela implique un renforcement de nos équipes pour garantir des contrôles efficaces », a-t-il précisé.
Le colonel Gnangoran N’Gouan a également souligné que le contrôle post-dédouanement, dans le contexte de la facilitation des échanges internationaux, devient un outil privilégié pour l’administration douanière et que le démantèlement tarifaire avec l’Union européenne peut présenter des risques de fraude, notamment en ce qui concerne les questions d’origine des marchandises.
« Le contrôle après dédouanement constitue un instrument essentiel pour lutter contre ceux qui tenteraient de contourner l’accord. C’est une formation importante, car elle permettra de former les meilleurs cadres qui, à leur tour, partageront cette expertise avec leurs collègues », a-t-il conclu.
L’atelier s’achève le vendredi 13 décembre. L’APE entre la Côte d’Ivoire et l’Union européenne, rappelons-le, a été signé en 2008 et est entré en vigueur en 2018. Il prévoit un calendrier de libération tarifaire en cinq phases, de 2019 à 2029.
Cet accord couvre plusieurs aspects politiques et économiques, dont la coopération au développement pour soutenir la Côte d’Ivoire dans la mise en œuvre de l’APE, y compris les aspects financiers et non financiers, ainsi que les règles relatives aux droits de douane et à la facilitation du commerce.
Il prévoit également des mesures de défense commerciale, telles que des mesures de sauvegarde permettant à chaque partie de réintroduire des droits de douane ou des quotas sur les importations en provenance de l’autre partie, si ces importations ont pour effet de fausser ou risquent de fausser l’économie de l’une des parties.
(AIP)
sn/zaar

