Abidjan, 10 déc 2024 (AIP) – Le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, a procédé lundi 9 décembre 2024, à l’ouverture d’un atelier de formation destiné aux membres du Forum des femmes pour le poisson (RAFEP), sous le thème : « Projet de préparation du surimi traditionnel au bénéfice des membres du RAFEP ».
La préparation du surimi, une technique japonaise est un procédé de transformation du poisson qui consiste à extraire la chair de poisson, la nettoyer, puis la transformer en une pâte qui est ensuite utilisée pour fabriquer divers produits alimentaires.
Cette formation, initiée par la Conférence ministérielle sur la coopération halieutique entre les États africains riverains de l’océan Atlantique (COMHAFAT), se déroule au centre de formation du Surimi à Abidjan.
Elle a pour objectif de promouvoir les femmes opérant dans le secteur de la pêche artisanale, en mettant l’accent sur la diversification et la valorisation des produits de la pêche, dans le but de contribuer à leur autonomisation et à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies à l’horizon 2030, en particulier l’ODD 5.
Le ministre Sidi Tiémoko Touré a souligné que cette initiative vise à relever le défi de la valorisation des ressources halieutiques, afin d’apporter une plus-value aux produits commercialisés.
Il a également évoqué la nécessité de diversifier l’offre alimentaire, notamment pour renforcer la sécurité alimentaire, un enjeu crucial.
Selon lui, les techniques de préparation du surimi peuvent être un levier précieux pour les femmes africaines, leur permettant de diversifier l’offre alimentaire et nutritionnelle, en particulier pour les enfants, souvent exposés à des carences nutritionnelles. Il a ajouté que ces pratiques contribueront à améliorer les revenus des femmes.
Le ministre a insisté sur le fait que ces techniques peuvent véritablement profiter aux femmes africaines, dont les activités de transformation artisanale se limitent souvent au fumage et au séchage du poisson, réalisés dans des conditions rudimentaires. Il a exhorté les participantes à s’approprier cette formation, qui les aidera non seulement à renforcer la qualité de leurs produits, mais aussi à améliorer leur position dans le secteur.
Les femmes transformatrices des produits de la pêche occupent une place centrale dans le développement socio-économique de leurs pays respectifs. Cependant, elles restent vulnérables à diverses problématiques, telles que la pauvreté, les changements climatiques et la dégradation des ressources naturelles. Leur rôle dans le secteur de la pêche est essentiel, car elles interviennent à toutes les étapes de la chaîne de valorisation des produits.
Cet atelier qui prend fin mardi 10 novembre 2024 s’inscrit dans une approche participative et interactive, visant à favoriser l’apprentissage mutuel, l’identification des bonnes pratiques, l’acquisition de nouvelles connaissances et le développement de savoir-faire.
(AIP)
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