Guiglo, 06 mai 2025 (AIP) – Un incendie survenu, lundi 05 mai 2025, tôt le matin, à Guiglo, (ouest, région du Cavally), a ravagé une dizaine de magasins, parmi lesquels des ateliers de couture et des salons de coiffure, situés au bas de l’immeuble de l’espace d’une maison de téléphonie mobile, au grand carrefour de la préfecture, laissant des sinistrés, l’air effaré, hagard, et dans le désarroi.
«Je dormais encore ce matin, lorsqu’une maman, vendeuse de pain en face de mon fonds de commerce, est venue frapper à ma porte pour me demander la clé du magasin. Je lui ai répondu que la clé se trouve avec une autre personne. Elle m’a alors rétorqué de venir avec la clé, qu’il y a le feu derrière le magasin. Elle et moi sommes arrivées sur les lieux vers 7 h», a expliqué Séphora Gbohoulou Kaéblé, propriétaire d’un atelier de couture, au bas de l’immeuble, entièrement consumé par les flammes.
Selon Mlle Gbohoulou, à leur arrivée, le magasin de leur voisin avait commencé à brûler, mais le temps que la clé du sien lui parvienne, le feu s’y est déjà propagé. Les sapeurs-pompiers civils, a-t-elle poursuivi, sont arrivés sur les lieux de l’incendie, mais n’avaient pas d’eau pour éteindre les flammes. Il a fallu l’envoi de deux citernes d’eau par la société réhabilitant la route Guiglo-Duékoué, pour que des actions vigoureuses puissent être enclenchées pour véritablement éteindre le feu, qui avait pris de l’ampleur.
Elle a dit avoir perdu beaucoup de matériels dans cet incendie, notamment six machines à coudre fonctionnelles, et deux dont les pédales ne marchaient pas, ainsi que des pagnes destinés à coudre des habits pour une cérémonie de dot, et divers autres objets entrant dans la confection d’habits. Elle en appelle au gouvernement, aux autorités administrative et politique locales, aux cadres de la région à leur venir en aide.
Bouleversé par la perte de son atelier de coiffure, Fabien Kabé Gnonkonté, dont le magasin était le premier à partir en fumée, a, quant à lui, expliqué avoir tout perdu, y compris les recettes de quatre jours, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. Il a argué s’être rendu à Bloléquin pour faire des encaissements dans ses magasins qui s’y trouvent.
(AIP)
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