Divo, 31 juil 2025 (AIP) – Le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre Dimba, a adressé un message aux populations dans lequel il a relevé la volonté du gouvernement de passer à une phase de dépistage et de vaccination systématique des personnes à risque de transmission, à la célébration de la 15ème Journée mondiale de lutte contre les hépatites virales, mercredi 30 juillet 2025, à Divo,
Dans l’adresse du ministre de la santé, lue par le préfet de région du Lôh-Djiboua, préfet du département de Divo, Womblégnon Célestin, le ministre Dimba, a rappelé que dans sa politique de lutte contre les hépatites virales, le gouvernement a mené de nombreuses actions, dans le domaine de la prévention, du dépistage, de l’accessibilité au traitement, et du renforcement des capacités professionnelles du corps médical, grâce à un partenariat public-privé.
Il a reconnu que cette maladie, bien que dangereuse et mortelle, n’est pas bien connue des populations qui n’ont pas encore le réflexe du dépistage et de la vaccination, malgré les efforts notables du gouvernement qui a mis en place, le Programme national de lutte contre les hépatites virales (PLHV).
« Nous pensons surtout à la mise en place d’une politique nationale de dépistage systématique, de vaccination, et de prise en charge thérapeutique, de certains groupes à risque de transmission des hépatites virales », a soutenu le ministre, ciblant les écoliers, les élèves, les étudiants en science de la santé, les personnels de soins médicaux, les donneurs de sang, les sapeurs-pompiers militaires, les hémodialysés, les femmes enceintes, et les professionnels de la coiffure et de l’esthétique.
Les hépatites, a expliqué le coordonnateur national du Programme de lutte contre les hépatites virales, Pr Alla Kouadio Emile, sont des maladies virales transmises par cinq virus, dont deux (A et E) prospèrent par l’insalubrité, se transmettent à partir des selles des patients. Trois autres (la B, la C, et la D) sont transmises à partir du sang, des rapports sexuels non protégés, la salive et la transmission mère-enfant.

Cette pandémie est faussement assimilée au paludisme de par ses premiers symptômes, créant souvent un retard de diagnostic qui se fait au stade de complication, à savoir le stade de la cirrhose et celui du cancer primitif du foie. Selon l’OMS, plus de 1,5 millions de décès sont dus aux hépatites virales chaque année dans le monde. En Afrique Subsaharienne, a-t-on noté, moins de 20% des populations connaît son statut vis-à-vis des hépatites virales B et C, les plus dangereuses en termes de mortalité.
En Côte d’Ivoire la prévalence de l’hépatite B est de 0,6% et celle de l’hépatite C est de 3%. Les hépatites virales B, C et D constituent dans le pays la première cause de cirrhose et de cancer primitif du foie, posant ainsi un problème de santé publique. Le coût normal du dépistage est de 25 000 FCFA et celui du vaccin est de 3500 FCFA.
A l’occasion de la célébration nationale de la 15ème Journée mondiale de lutte contre les hépatites virales à Divo, le PLHV a initié des séances gratuites de sensibilisation et de dépistage de 1500 personnes dans la cour de la mairie, au Centre hospitalier régional (CHR) et à la Protection maternelle et infantile (PMI) du quartier Vatican.
(AIP)
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