Séguéla, 22 août 2025 (AIP) — Un atelier de formation en élevage laitier s’est tenu du 18 au 20 août à Séguéla, réunissant des éleveurs bovins dans le cadre du Plan national de développement de la chaîne de valeur lait (PNADEC-Lait), qui vise à faire du lait local un levier stratégique de sécurité alimentaire et de développement économique.
Organisée par le ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH), en partenariat avec le Projet PRO-LAIT et la société Friesland Campina, cette session a permis aux participants d’acquérir les bonnes pratiques pour gérer efficacement leurs fermes laitières. Les modules ont couvert l’hygiène, la nutrition, la reproduction, ainsi que les techniques de traite et de transformation du lait.
« Il faut changer les habitudes. Produire du lait ne peut plus se faire dans le schéma traditionnel de transhumance », a insisté le coordonnateur du projet PRO-LAIT, Krah Kouadio Roger. Il a précisé que chaque année, le projet organise entre quatre et cinq sessions de formation dans les zones d’élevage, en partenariat avec des acteurs nationaux et internationaux.
Le PNADEC-Lait, lancé en 2021, s’étend sur une période de 10 ans et est divisée en deux phases. La première période, de 2021 à 2025, est axée sur la mise en place des bases de la chaîne de valeur lait, et la seconde, de 2026 à 2030, sur le développement intensif de l’élevage laitier.
Avec un budget de 44 milliards de francs CFA, financé par l’État, les partenaires techniques et financiers (PTF), et le secteur privé, le plan vise à augmenter la production locale de lait, réduire la dépendance aux importations (actuellement supérieure à 80 %), créer des emplois, notamment pour les jeunes et les femmes, et valoriser le lait local sur les marchés nationaux et internationaux.
Les représentants du MIRAH ont souligné l’importance de cette formation dans la transformation durable de la filière. Les éleveurs formés à Séguéla sont désormais mieux outillés. Ils pourront, avec un suivi constant et un changement des habitudes, contribuer à répondre aux exigences du marché et participer activement à l’essor du lait ivoirien.
L’atelier, animé par un formateur pakistanais, était placé sous la présidence du préfet de région, représenté par le secrétaire général 1, Tayoro Dogo Bruno. Ce dernier a souligné l’importance de la formation, de la modernisation des pratiques et de la valorisation du lait local.
(AIP)
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