Yamoussoukro, 30 août 2025 (AIP) – Les parties prenantes du projet de conservation de la biodiversité dans le complexe Taï-Grébo-Sapo ont validé à Yamoussoukro, un plan de prévention et de gestion des conflits homme-faune liés à la création du corridor écologique de Taï.
Selon le coordonnateur du projet, le lieutenant-colonel N’kpome Amon Michel, les études réalisées dans la zone révèlent que des conflits opposant populations et faune existaient déjà avant la mise en place du corridor. Le plan vise donc à anticiper et à réduire ces impacts, dans l’optique de protéger à la fois les personnes et leurs biens.
Mis en œuvre par l’unité d’exécution basée à Taï et les communautés riveraines, ce dispositif prévoit l’implication des comités de gestion du corridor et des associations villageoises. Ils auront pour mission de relever les infractions, constater les dégâts aux cultures et enclencher les procédures nécessaires, afin de rassurer les populations installées aux abords du corridor.
« Le corridor écologique vise entre autres à faciliter le déplacement des animaux entre le Libéria et la Côte d’Ivoire. C’est pour éviter à terme la consanguinité entre un certain nombre d’espèces notamment les grands mammifères (éléphants, buffles) », a rappelé le représentant de l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), capitaine Koné Sana Souleymane.
Le ministère de l’Environnement, du Développement durable et de l’Attention écologique, appuyé par la coopération financière allemande KfW, conduit ce processus en collaboration avec plusieurs structures techniques.
Le corps préfectoral de Taï, la mairie, le conseil régional du Cavally, l’Office ivoirien des parcs et réserves, les Eaux et Forêts, la direction départementale de l’Agriculture, ainsi que des institutions de recherche scientifique et des universités associées ont pris à la validation du document.
(AIP)
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