Abidjan, 10 nov 2025 (AIP) – Le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a mis en garde contre une possible interruption des opérations de retour volontaire de réfugiés en Afrique de l’Ouest et centrale, en raison d’un manque de financements, alors que plus de 42.000 personnes ont déjà regagné leur pays d’origine depuis le début de l’année.
Selon un communiqué publié vendredi 7 novembre 2025, plus de 272.000 réfugiés ont été rapatriés dans la région depuis 2021, principalement vers le Nigeria et la République centrafricaine (RCA).
Le HCR espère encore faciliter le retour de 10.000 réfugiés d’ici décembre 2025, mais souligne que la poursuite de ces opérations dépend de ressources financières additionnelles.
« Nous avons besoin d’un financement urgent, flexible et pluriannuel », a plaidé le directeur régional du HCR, Abdouraouf Gnon-Konde, lors d’un point de presse à Genève.
Pour 2026, l’agence onusienne évalue à 25 millions de dollars le budget nécessaire pour soutenir les programmes de retour et de réintégration. En RCA, jusqu’à 300.000 retours sont envisagés dans le cadre d’un plan régional 2024-2028, dont 60.000 prévus pour 2026.
Des accords tripartites encadrant les retours ont déjà été signés, notamment entre le Tchad, le Nigeria et le HCR, tandis que des discussions sont en cours avec le Niger. En Afrique centrale, les récentes avancées diplomatiques, notamment l’accord de paix de Washington entre la RDC et le Rwanda, ouvrent la voie à de nouveaux rapatriements.
Cependant, le manque de financement menace ces efforts. Sans soutien supplémentaire, avertit le HCR, des milliers de réfugiés risquent de rester en exil, dépendants de l’aide humanitaire.
(AIP)
Eea/kp

