Guiglo, 16 nov 2025 (AIP) – Le directeur régional des Eaux et Forêts du Cavally, le colonel Ruffin Martial Gratié, a déclaré samedi 15 novembre 2025 à Guiglo que la dégradation du couvert forestier dans la région expose la société à un déséquilibre et à un dysfonctionnement.
Intervenant lors de la célébration officielle de la Journée nationale de la paix (JNP) couplée d’une opération de planting d’arbres, il a indiqué que « le couvert forestier national est en dessous du seuil écologique tolérable de 20% » et que la Côte d’Ivoire dispose « de moins de trois millions d’hectares de forêts », contre 6,5 millions d’hectares nécessaires pour un équilibre.
Selon lui, la restauration du couvert forestier requiert de « recouvrer 3,5 millions d’hectares » afin de limiter les conséquences écologiques. Il a rappelé que l’État met en œuvre la politique nationale de préservation, de réhabilitation et d’extension des forêts 2018-2030 (PREF), articulée autour de la préservation de la biodiversité, du maintien d’un climat favorable aux activités sociales et agricoles, et du respect des engagements internationaux.
Le colonel Gratié a précisé que cette politique est déclinée en stratégies regroupées dans l’ASPREF, visant notamment la promotion de la culture de l’arbre et l’implication des acteurs publics et privés. « L’objectif est d’atteindre 20% de couvert forestier d’ici 2030, avec la plantation de 700.000 hectares d’arbres et de forêts par an », a-t-il indiqué.
Il a appelé les populations de la région et du pays à s’engager dans le reboisement, soulignant que chacun a une responsabilité dans la déforestation. Le thème retenu pour la JNP 2025, « Pour la paix, je plante un arbre », s’inscrit dans cette mobilisation.
Le directeur régional a rappelé que la plantation d’arbres contribue à la séquestration du carbone, à la lutte contre les effets de serre et aux besoins économiques des communautés. Il a évoqué le projet PRE dans le Cavally, qui permet aux planteurs de percevoir des revenus liés à leurs activités de reboisement.
Il a invité les populations et les acteurs économiques à contribuer par la mise à disposition de terres, de moyens matériels ou financiers, et à participer à la lutte contre les feux de brousse, le défrichement et la dégradation des sols. Les services des Eaux et Forêts sont « disposés à accompagner tous les projets » allant dans ce sens, a-t-il conclu.
(AIP)
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