Abidjan, 03 déc 2025 (AIP)- L’ambassadeur de la République de Côte d’Ivoire au Sénégal, Mamadou Haidara, a plaidé en faveur de la paix et de l’unité dans la sous-région par la culture, lors d’une visite effectué mardi 2 décembre 2025 aux stands des exposants et artistes présents au Monument de la Renaissance africaine à Dakar, dans le cadre de la première édition du Festival ouest-africain des arts et de la culture (ECOFEST).
Ce festival lancé le 30 novembre par le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, se tient jusqu’au 6 décembre sous le thème, ” Mutations et crises politiques en Afrique de l’Ouest : que peut faire la culture ? ».
Accueilli par la délégation ivoirienne composée d’une quarantaine de personnes, dont des artistes, musiciens, plasticiens, sculpteurs, ainsi que des représentants du patrimoine immatériel et matériel, Mamadou Haidara a insisté sur l’importance de l’engagement culturel et de l’intégration africaine.
Pour M. Haidara, mettre la population au centre des préoccupations et leur offrir un moment de joie est un moyen de rapprochement essentiel. Il a également indiqué que la Côte d’Ivoire reste pleinement engagée dans ces dynamiques, témoignant de son attachement à la stabilité et au développement de la région.
Le commissaire général du Festival international du Zaouli (FEIZA), Koffi Amani, a aussi insisté sur le rôle primordial de la culture dans la résolution des conflits.
« La culture permet de mieux se connaître, d’appréhender les us et coutumes des uns et des autres, et ainsi de construire une véritable unité africaine. Nous sommes en train de comprendre que nous ne formons qu’un seul peuple », a-t-il affirmé.
M. Amani a rappelé que la Côte d’Ivoire, pays comptant plus de 60 ethnies, a su construire « une Nation » malgré cette diversité. Cette réussite, a-t-il déclaré, est un exemple pour toute l’Afrique lorsqu’il s’agit de dépasser les conflits ethniques et sociaux.
La participation de la Côte d’Ivoire au Festival va bien au-delà du simple aspect patrimonial. Le pays est présente à travers ses arts traditionnels, comme la danse Zaouli et le Tchéké, mais aussi via la peinture, la sculpture et la photographie, dont plusieurs œuvres participent à un concours organisé dans le cadre de l’ECOFEST, indique-t-on.
(AIP)
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