Bongouanou, 18 jan 2026 (AIP)- La chefferie du village de Nanan Assoakro, dans la commune de Bongouanou, a plaidé pour un meilleur accès à l’eau potable, à l’électricité et pour la sécurité des élèves, à l’occasion de la présentation des vœux pour la nouvelle année 2026.
Ce plaidoyer a été exprimé par le premier notable, Tano Alexandre, lors d’une interview accordée à l’AIP, vendredi 16 janvier 2026.
Représentant le chef du village, M. Tano a fait de l’école primaire la priorité des préoccupations. L’établissement scolaire ne dispose pas de latrines, une situation qui affecte le quotidien des élèves et du personnel enseignant. À cela s’ajoute l’absence d’électricité, consécutive à la chute d’un arbre sur une ligne électrique. « Les agents de la CIE ont sectionné le câble sans le réparer. Depuis, l’école est sans courant », a-t-il déploré.
L’accès à l’eau potable constitue une autre doléance majeure. Des travaux avaient été engagés pour raccorder le village et l’école au réseau hydraulique, mais la conduite destinée à l’établissement scolaire n’a jamais été achevée. Les tuyaux installés ont même été retirés. Les élèves sont ainsi contraints de traverser la route bitumée pour aller chercher de l’eau. « Nos enfants sont en danger », a alerté le notable, évoquant les risques fréquents d’accidents de circulation.
Pour renforcer la sécurité, la chefferie sollicite l’installation d’au moins trois dos-d’âne sur la voie principale séparant le village de l’école. Cette route, très fréquentée, enregistre régulièrement des accidents, mettant en danger les élèves, les paysans et les autres usagers.
Tano Alexandre a également plaidé pour le reprofilage des principales voies du village, aujourd’hui fortement dégradées, afin d’améliorer le cadre de vie des populations. Sur le plan hydraulique, il a rappelé que le village dispose d’un forage offrant une eau de bonne qualité, mais difficilement accessible. La chefferie souhaite que cette source soit reliée aux habitations et aux infrastructures publiques, notamment l’école, afin de garantir un accès permanent à l’eau potable.
Le notable a par ailleurs souligné l’absence d’équipements de communication communautaire, tels que des haut-parleurs, qui faciliteraient la diffusion rapide des informations et des messages officiels au sein du village.
La question sanitaire figure également parmi les doléances. Nanan Assoakro ne dispose d’aucun centre de soins, obligeant les habitants à se rendre à Bongouanou, Kotobi ou dans d’autres localités pour se faire soigner, une situation jugée pénible pour les femmes, les personnes âgées et les enfants.
Il a insisté sur l’urgence de ces besoins. « Ce sont nos problèmes réels, ce que nous vivons chaque jour », a-t-il déclaré, appelant à faire de l’école une priorité en matière de latrines, d’électricité et d’eau potable, tout en soulignant la nécessité de renforcer la sécurité routière et l’accès aux services sociaux de base.
Premier village à l’entrée de Bongouanou sur l’axe Abidjan, Nanan Assoakro constitue, selon lui, la “porte” de la commune. Il a invité les autorités à accompagner la transformation du village afin d’améliorer l’image de la ville et le bien-être des populations, en particulier celui des enfants.
(AIP)
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