Abidjan, 23 jan 2026 (AIP)- La directrice générale de l’éducation internationale au Conseil des écoles catholiques du centre-est (CECCE) à Ottawa, Sandrine Ahouassou, a annoncé vendredi 23 janvier 2026, à Abidjan, le démarrage dès la rentrée scolaire 2025-2026 de septembre, en Côte d’Ivoire, d’un projet pilote de classes physiques virtuelles.
Selon Mme Ahouassou, les classes physiques virtuelles, appelées AAV, reposent sur un dispositif d’enseignement en ligne structuré et dispensé à travers l’Académie d’apprentissage virtuel du Conseil. il s’agit pour son institution basée au canada, de permettre aux élèves ivoiriens d’avoir accès directement à une éducation canadienne de classe mondiale, tant en enseignement général que technique et/ou la formation professionnelle, sans quitter leur pays.
Elle a expliqué que le modèle vise également à répondre aux attentes de nombreux parents ivoiriens désireux d’offrir à leurs enfants un parcours scolaire international tout en favorisant leur enracinement local.
« C’est permettre aux parents qui souhaitent offrir une éducation canadienne à leurs enfants de le faire tout en leur laissant le temps d’acquérir davantage de maturité ici », a souligné la directrice générale, précisant que les élèves obtiendront à l’issue de leur parcours le même diplôme que leurs homologues canadiens.
Le baccalauréat canadien délivré à l’issue de cette formation ouvre, selon elle, de larges perspectives académiques.
« Que ce soit en présentiel ou en virtuel, l’élève reçoit le même diplôme, le même bac canadien que les élèves canadiens. Cela lui ouvre les portes des universités canadiennes et de nombreuses institutions à travers le monde », a-t-elle affirmé, ajoutant que cette expérience donne « une longueur d’avance » aux élèves en facilitant leur compréhension du système scolaire canadien.
“Notre ambition est d’ouvrir dans les prochaines années une école canadienne reconnue mondialement en Côte d’Ivoire qui dispose d’un vivier de talents. Il y a une demande de la population des écoles canadiennes
Sur le choix de la Côte d’Ivoire pour expérimenter ledit projet en Afrique, Sandrine Ahouassou a souligné que le pays occupe une place centrale dans cette stratégie d’expansion internationale. Il dispose d’un vivier de talents en plus de la forte demande de la population des écoles canadiennes.
« La Côte d’Ivoire est aujourd’hui un pôle de stabilité, de leadership francophone et de talent dans la sous-région. Elle représente pour nous un partenaire stratégique naturel pour bâtir une éducation inclusive de qualité », a-t-elle déclaré, rappelant l’existence d’une collaboration de longue date avec les autorités éducatives catholiques locales, notamment le Secrétariat exécutif national de l’éducation catholique (SENEC).
Cette coopération se traduit déjà par la présence de 100 élèves ivoiriens inscrits et qui suivent les cours soit en présentiel, soit en virtuel, dans l’une des 60 écoles du CECCE. Et pour l’expérience ivoirienne en gestation, tout se décidera après l’étude du dossier composé essentiellement des bulletins scolaires des trois dernières années, des élèves postulants par des conseillers pédagogiques.
« Il y a tout un travail de terrain qui se fait présentement avec nos partenaires locaux », a rassuré Sandrine Ahouassou.
Le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est, fondé en 1998, est l’une des 84 institutions élues démocratiquement qui assurent le fonctionnement des écoles financées par le Gouvernement ontarien au Canada et l’une des 12 à le faire en français, rappelle-t-on.
(AIP)
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