Tengréla, 27 jan 2026 (AIP) – L’écosystème média de l’association Résilience pour la Paix (R4P) a sensibilisé lundi 26 janvier 2026, lors d’une table-ronde radiophonique, les populations de Flabougou sur les stratégies de prévention des rumeurs et de gestion pacifique des tensions en vue de promouvoir les stratégies locales de lutte contre la désinformation et les tensions communautaires.
Animée en langue Peuhl par l’animateur Radio et influenceur, Sidibé Moussa, l’émission avait pour objectif de développer des réflexes citoyens face aux fausses informations. Il s’agissait notamment d’encourager la vérification des sources, le dialogue communautaire et le recours aux personnes ressources en cas de doute.
Selon l’animateur, les réseaux sociaux occupent désormais une place centrale dans la vie quotidienne, mais leur mauvaise utilisation peut engendrer des conséquences graves.
« Les réseaux sociaux comme Facebook, WhatsApp ou TikTok nous permettent de communiquer rapidement et de nous exprimer librement. Cependant, mal utilisés, ils peuvent devenir des vecteurs de rumeurs, de discours de haine et de conflits », a-t-il expliqué.
Pour sa part, la représentante locale de l’association Résilience pour la Paix, Bouakema Diomandé, a exhorté les populations à adopter un comportement responsable comme encouragé par la compagne « en ligne, tous responsables » et « stop aux sorciers numériques ».
Elle a noté que cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet renforcer la fiabilité de l’information en Afrique de l’Ouest et au Sahel, mis en œuvre en Côte d’Ivoire avec l’appui de résilience pour la paix.
Un participant, Sidibé Alassane, a souligné qu’un simple partage non vérifié peut détruire des réputations et semer la peur, tandis qu’un usage responsable peut renforcer la cohésion sociale. Il a invité chacun à se poser trois questions avant de partager une information : « Est-ce vrai ? Est-ce utile ? Est-ce que cela favorise la paix ou le conflit ? ». Pour lui, la paix commence également à travers les téléphones portables, qui doivent devenir des outils de solidarité et de vivre-ensemble.
Les échanges ont ainsi porté sur les moyens de transformer ces outils numériques en espaces de dialogue et de promotion de la paix à travers des informations fiables. Le thème principal de la rencontre, intitulé “Fausses informations et conflits intercommunautaires : comprendre pour mieux prévenir”, a suscité l’intérêt des auditeurs.
(AIP)
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