Niakara, 02 fév 2026 (AIP)– La ville de Niakara, située dans la région du Hambol (centre-nord de la Côte d’Ivoire), est confrontée à une grave pénurie d’eau potable en cette période de sécheresse, à la suite de l’assèchement total de la retenue d’eau qui alimente le château d’eau communal.
Face à cette situation préoccupante, les autorités administratives locales et les structures techniques se sont fortement mobilisées, a constaté l’AIP.
Une mission conjointe conduite par le représentant du Directeur général de l’Office national de l’eau potable (ONEP), M. Amanvi Thomas, en provenance d’Abidjan, et le préfet du département de Niakara, Mme Maténin Ouattara, s’est rendue vendredi 30 janvier 2026 sur le site de la retenue d’eau afin d’évaluer l’ampleur du déficit hydrique.
Sur place, le constat est alarmant. La retenue est complètement asséchée, laissant apparaître les pompes hydrauliques normalement immergées, ce qui rend impossible l’alimentation régulière du réseau de distribution. Selon les responsables techniques, cette situation est aggravée par les activités de riziculture pratiquées en amont du barrage. Les retenues aménagées par certains exploitants agricoles entravent l’écoulement normal de l’eau vers le barrage, accentuant ainsi la pénurie.
Cette crise hydrique affecte fortement le quotidien des populations, soumises à de longues coupures, à la corvée d’eau et à l’achat d’eau à des prix élevés, dans un contexte marqué par de fortes chaleurs et une demande croissante.
Pour répondre à l’urgence, les autorités ont envisagé, à court terme, l’équipement de trois forages hydrauliques destinés à être raccordés au réseau de distribution. À plus long terme, la solution durable préconisée demeure le déplacement des riziculteurs installés sur le lit de la retenue, afin de favoriser sa reconstitution.
Dans cette perspective, une réunion d’information et de sensibilisation s’est tenue lundi 02 février 2026 à la préfecture de Niakara, sous la présidence du préfet. Cette rencontre a réuni l’ensemble des forces vives de la localité, notamment les autorités administratives et municipales, les responsables techniques, la chefferie traditionnelle, les leaders religieux et communautaires, ainsi que les représentants des jeunes et des femmes.
Parmi les mesures arrêtées figurent l’utilisation de deux forages existants pour alimenter le château d’eau, en complément de la retenue actuelle, et le rationnement de la distribution par quartiers afin de garantir un accès équitable à l’eau disponible.
(AIP)
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