Abengourou, 8 mars 2026 (AIP) – Le Centre régional d’appui à la société civile de l’Est (CRASC-Est) a organisé, samedi 7 mars 2026 à la préfecture d’Abengourou, un panel sur les thèmes « Engagement citoyen pour l’accès à la justice des femmes et des filles » et « Justice pour toutes : agir pour les femmes et les filles en Côte d’Ivoire », en prélude à la célébration de la Journée internationale des droits de la femme (JIDF).
Ce panel organisé en prélude à la Journée international des droits de la femmes (JIDF) s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui à la société civile de Côte d’Ivoire (PASCI), mis en œuvre par Save the Children, le Centre de recherche et d’action pour la paix (CERAP) et l’ONG Social Justice, avec l’appui financier de l’Union européenne.
L’initiative vise à renforcer la mobilisation sociale, à alimenter la réflexion collective et à encourager des actions concertées en faveur d’un accès équitable à la justice pour les femmes et les filles. Elle entend également renforcer les capacités des CRASC et des organisations de la société civile (OSC) dans la promotion des droits des femmes et des filles, notamment à travers des actions de sensibilisation communautaire et une meilleure diffusion de l’information sur les mécanismes d’accès à la justice.
La rencontre s’est tenue en présence d’autorités administratives, du président du conseil d’administration du CRASC-Est, Adou Bini, ainsi que de représentants du roi de l’Indénié, Nanan Boa Kouassi III, et de la reine mère, Nanan Affoua Gnankon.
La déléguée régionale du CRASC-Est, Koné Koufimba, a déclaré que l’accès équitable à la justice constitue un levier essentiel du développement, précisant que la justice n’est pas un simple slogan, mais une condition indispensable, et qu’une société ne peut progresser en laissant les femmes et les filles en marge du droit, de la protection et des opportunités.
Mme Koné a souligné que la justice doit être accessible et équitable pour toutes les femmes et filles, quel que soit leur milieu ou niveau d’éducation, et que sa promotion implique l’égalité devant la loi et la protection contre toutes formes de violences. Elle a également insisté sur la responsabilité partagée des institutions, des OSC, des leaders communautaires et des citoyens dans la défense des droits des femmes.
Trois communications ont rythmé le panel : la première, sur le cadre légal de l’accès à la justice des femmes et des filles, a été présentée par le juge de tutelle Bi Zaï Gislain ; la deuxième, sur le cadre institutionnel et les politiques publiques, a été animée par le directeur régional de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Bonstrè Adolphe, qui a analysé avancées, obstacles et solutions pour améliorer l’accès des femmes à la justice.
La troisième intervention, axée sur l’engagement citoyen pour l’accès à la justice des femmes et des filles, a été présentée par le juriste consultant humanitaire Kouassi N’Guetta Kossonou.
Le panel, organisé en prélude à la JIDF à Abengourou, a également été marqué par des témoignages et la célébration de trois “femmes d’or”, distinguées pour leur engagement et leurs actions ayant un impact positif au sein de leurs communautés.
(AIP)
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