mardi, mars 10

Bouaké, 9 mars 2026 (AIP)- Le premier comité de direction délocalisé de l’Office national de l’Etat civil et de l’identification (ONECI) s’est tenu lundi 9 mars 2026 à la préfecture de Bouaké, en présence des autorités administratives, des chefs traditionnels, des responsables d’organisations de jeunesse et de femmes, ainsi que de plusieurs acteurs locaux.

Selon le directeur général de l’ONECI, Ago Christian-Gérard Kodja, cette initiative vise à rapprocher l’administration des populations et à mieux prendre en compte les réalités locales dans la mise en œuvre des missions de l’institution.

« Chaque région de notre pays présente des spécificités démographiques, sociales et administratives qui doivent être prises en compte dans la conduite de nos actions. Ce déplacement du comité de direction permet de comprendre ces réalités et d’échanger avec les acteurs locaux », a-t-il indiqué.

Il a expliqué que cette démarche répond également à la volonté de rapprocher les centres de décision des territoires. Pour lui, il est nécessaire que les membres de la direction puissent constater les conditions de fonctionnement des services de l’ONECI et dialoguer avec les autorités locales et les populations.

Les travaux, menés avec l’ensemble des membres de la direction générale de l’ONECI, ont permis d’évaluer l’état de déploiement des services dans la région de Gbêkê, d’identifier les difficultés rencontrées par les populations dans l’accès aux services d’identification et d’analyser les contraintes opérationnelles auxquelles font face les équipes locales.

Les échanges ont également porté sur les solutions à mettre en œuvre pour améliorer la qualité des prestations offertes aux populations et renforcer la proximité des services d’état civil et d’identification.

« Notre ambition est de faire de l’identité un levier d’inclusion sociale et de modernisation de l’État. La modernisation de l’état civil et de l’identification constitue une responsabilité partagée avec le corps préfectoral, les collectivités territoriales et l’ensemble des partenaires institutionnels », a déclaré M. Kodja.

Le directeur général a indiqué que l’ONECI dispose désormais d’une maîtrise du processus de production de l’identité dans le cadre du Registre national des personnes physiques (RNPP). Cette avancée permet à l’institution de renforcer sa présence auprès des populations afin de mieux comprendre leurs préoccupations liées à l’identification.

Selon lui, le déplacement du comité de direction à Bouaké a permis aux responsables de l’ONECI d’échanger avec les autorités locales, les chefs coutumiers et les populations sur les difficultés rencontrées dans l’accès à l’identification légale.

Il a souligné que ces échanges ont permis d’apporter des explications sur les procédures d’enrôlement et d’enregistrer les préoccupations exprimées par les populations.

« Nous devons renforcer la sensibilisation et être plus présents auprès des populations pour expliquer les procédures et faciliter l’accès aux services d’identification », a-t-il indiqué.

Le directeur général de l’ONECI a précisé que cette rencontre constitue un mécanisme de gestion visant à rapprocher la direction générale de l’institution des réalités du terrain.

Selon lui, cette démarche permettra aux directeurs centraux de s’imprégner des conditions de fonctionnement des délégations régionales et d’adapter les décisions aux besoins exprimés par les populations.

Il a annoncé que l’expérience initiée à Bouaké sera étendue aux autres délégations régionales de l’ONECI. L’institution compte actuellement dix délégations régionales qui feront chacune l’objet d’une visite du comité de direction.

Ces déplacements doivent permettre d’élaborer, à l’issue de chaque rencontre, un plan d’action régional destiné à améliorer l’accès des populations aux services d’état civil et d’identification.

M. Kodja a indiqué que plus de dix millions de personnes disposent déjà d’un numéro national d’identification dans le cadre du RNPP.

Il a exprimé la volonté de l’ONECI d’étendre ce dispositif à l’ensemble de la population vivant en Côte d’Ivoire afin que chaque personne dispose d’une identité légale enregistrée dans le registre national des personnes physiques.

(AIP)

rkk

 

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