Agboville, 16 mars 2026 (AIP) – La direction de l’antenne de l’Institut national de formation des agents de santé (INFAS) d’Agboville a proclamé son institution « zone de tolérance zéro » face aux violences à caractère sexuel (VACS), à l’occasion de la 49e Journée internationale des droits des femmes (JIF), célébrée vendredi 13 mars 2026.
En ouvrant la conférence intitulée « Égalité, justice et dignité : renforcer l’engagement de l’INFAS », le chef d’antenne, Bohoussou Konan, a souligné que l’enjeu dépasse le cadre administratif. Il a rappelé une vérité fondamentale selon laquelle « l’excellence médicale est indissociable d’une éthique irréprochable ».
En tant que futurs praticiens, les étudiants de l’INFAS sont appelés à être les premiers protecteurs de la dignité humaine, tant dans leurs rangs que vis-à-vis de leurs futurs patients.
L’expert-psychologue Manoua Ludovic, principal intervenant, a dressé un état des lieux sans concession. Si l’État ivoirien a renforcé son arsenal juridique, des obstacles persistent, tels que le coût de la justice, le poids des traditions et le manque de sensibilisation.
Pour inverser la tendance, le spécialiste a insisté sur deux leviers majeurs, notamment la vigilance interne, recommandant que le personnel et les étudiants adoptent des comportements exemplaires afin de garantir un environnement sain aux jeunes femmes.
Il a également lancé un appel direct à l’État pour intégrer formellement les féminicides dans la catégorie des violences basées sur le genre (VBG).
Représentant le préfet de région, Reine Sandrine Mahé Piessya a salué cette initiative courageuse et exhorté l’institut à ne pas s’arrêter à la théorie, mais à renforcer concrètement les mécanismes de signalement afin que chaque victime puisse obtenir justice sans crainte de représailles.
(AIP)
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