Abidjan, 19 mars 2026 (AIP) – Le Conseil d’administration et le Conseil exécutif de Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) ont vivement dénoncé une tentative de déstabilisation de l’organisation, marquée par une procédure judiciaire engagée contre leurs dirigeants, et annoncé la suspension immédiate de leur participation à toute médiation en cours.
Dans une déclaration conjointe rendue publique, le jeudi 19 mars 2026 à Abidjan, les deux instances dirigeantes affirment être la cible d’une « offensive inédite, assumée et parfaitement orchestrée », visant à renverser, par voie judiciaire, les responsables démocratiquement élus et à confisquer l’organisation au profit d’un comité « ad hoc autoproclamé ».
Le document indique que le Conseil d’administration, présidé par Bertin N’Guessan, et le Conseil exécutif, dirigé par Jean-Claude Coulibaly, ont été assignés en référé, aux côtés du commissaire de justice Maître Olivier Kattié, dans une démarche qualifiée de « brutale » et « stratégique ».
Selon les signataires, cette action judiciaire intervient paradoxalement au moment où une médiation était engagée par le Conseil des sages et les anciens présidents de l’organisation pour restaurer la cohésion interne. Ils y voient un choix délibéré de rupture, traduisant une volonté de judiciarisation du différend au détriment du dialogue.
Les deux conseils estiment que cette initiative constitue une violation des principes fondamentaux de la médiation, notamment la suspension des procédures contentieuses, et qu’elle compromet les efforts de réconciliation en cours.
Face à cette situation jugée grave, les dirigeants de l’UNJCI annoncent suspendre leur participation à toute médiation dont la sincérité serait remise en cause par des actes contradictoires. Ils dénoncent également une tentative de « passage en force institutionnel » déguisée en procédure judiciaire et prennent à témoin l’opinion publique ainsi que l’ensemble de la communauté des journalistes ivoiriens.
Réaffirmant leur légitimité, ils appellent à une mobilisation générale pour défendre l’intégrité, la légitimité et l’autonomie de l’organisation, soulignant que l’UNJCI « n’est pas un terrain d’expérimentation pour ambitions personnelles ».
La déclaration insiste par ailleurs sur le respect des textes et des instances officielles, rejetant toute tentative de substitution par des « manœuvres illégitimes » ou une « alchimie judiciaire ».
Concluant leur message sur une note de fermeté, les deux conseils assurent rester « debout » et prêts à faire face, tout en appelant chaque acteur à assumer ses responsabilités devant l’histoire de l’organisation.
(AIP)
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