Abidjan, 21 mars 2026 (AIP) – Un incendie survenu dans la nuit du vendredi 20 mars 2026, au quartier Sopim-Virage, dans la commune de Koumassi, a causé d’importants dégâts matériels, sans faire de pertes en vies humaines, ont confié des victimes à l’AIP.
Selon les témoignages recueillis sur les lieux, le sinistre serait lié à un court-circuit électrique survenu après le rétablissement du courant dans la zone.
Propriétaire de la maison touchée, Mme Kadjo Marie-Claude a expliqué avoir été informée de l’incendie alors qu’elle se trouvait à Bingerville. « C’est une voisine qui m’a appelée et m’a envoyé une vidéo. C’est ainsi que j’ai constaté l’ampleur des dégâts », a-t-elle indiqué.
Elle précise qu’aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée, grâce à une évacuation rapide des occupants. Toutefois, plusieurs biens ont été consumés par les flammes. Trois autres maisons voisines ont également été touchées par l’incendie. « Les locataires ont perdu des documents, des appareils électroménagers et des effets personnels », a-t-elle déploré.

D’après les riverains, les premières interventions ont été menées par les habitants du quartier avant l’arrivée des secours. « Ce sont les populations qui ont tenté de maîtriser le feu en premier. Les pompiers sont arrivés ensuite avec des moyens limités, nécessitant un ravitaillement en eau », ont-ils rapporté.
Selon un témoignage recueilli sur place, la zone avait connu une coupure d’électricité durant trois jours. Le courant a été rétabli la veille du sinistre. « Lorsque l’électricité est revenue, la maison était fermée. Peu après, une forte chaleur a été ressentie, suivie de fumée. Le feu s’est rapidement propagé et a atteint les habitations voisines », a rapporté la source.
Parmi les sinistrés, Mme Sangné Barrakissa, locataire et mère de quatre enfants, affirme avoir tout perdu dans l’incendie. Souffrant d’un handicap au pied, elle dit avoir éprouvé d’énormes difficultés à évacuer les lieux. Des jeunes ont dû l’aider à sortir. « J’ai dû ramper pour descendre les marches. Nous n’avons rien pu emporter. Tout est parti en fumée », a-t-elle témoigné.

Veuve depuis plusieurs années, elle lance un appel à la solidarité. « Nous demandons l’aide des autorités et des personnes de bonne volonté. Nous ne savons plus comment vivre », a-t-elle déclaré.
De son côté, Mme Kadjo Marie-Claude, également veuve, a indiqué que cette maison constituait sa principale source de revenus, louée pour subvenir aux besoins de sa famille. Elle a sollicité l’intervention des autorités communales pour un appui d’urgence.
Les victimes espèrent ainsi une assistance rapide afin de faire face aux conséquences de ce sinistre qui les laisse, pour la plupart, sans abri et sans ressources.
(AIP)
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