Abidjan, 23 mars 2026 (AIP)–Le détroit d’Ormuz connaît une chute spectaculaire de son trafic.
Alors qu’en temps normal, une moyenne de 138 pétroliers y transitent chaque jour, seuls quatre navires ont été recensés le 3 mars, illustrant un effondrement brutal et inédit du flux énergétique dans cette zone stratégique.
Ce recul massif du nombre de pétroliers témoigne des fortes tensions sécuritaires au Moyen-Orient, poussant les armateurs à éviter les routes les plus exposées, a rapporté samedi 21 mars 2026 l’Agence de presse russe Tass, citant des informations publiées par Marine Trafic, plateforme grecque qui montre au monde ce qui se passe au détroit d’Ormuz.
En conséquence, le trafic maritime se redéploie vers des itinéraires alternatif.
Selon Marine Traffic, le nombre de navires marchands contournant l’Afrique par le cap de Bonne-Espérance a ainsi augmenté de 35 %, atteignant 94 navires par jour. Une option plus longue, mais désormais perçue comme plus sûre.
Dans ce contexte, plusieurs grandes compagnies maritimes, dont Hapag-Lloyd, CMA CGM et Maersk, ont suspendu leurs traversées en mer Rouge, accentuant le basculement des flux.
Cette recomposition des routes commerciales a des répercussions immédiates : pression accrue sur les ports sud-africains, hausse de la demande en services portuaires et logistiques en Afrique, allongement des délais d’approvisionnement et augmentation des coûts du fret.
La chute du nombre de pétroliers au détroit d’Ormuz, passé de 138 par jour à seulement quatre, s’impose ainsi comme l’un des signaux les plus marquants des perturbations actuelles du commerce maritime mondial.
(AIP)
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