Abidjan, 22 mars 2026 (AIP) – Le Collectif pour le respect des journalistes ivoiriens a appelé, dimanche 22 mars 2026 à Abidjan, au retrait préalable des procédures judiciaires engagées contre les instances de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), comme condition essentielle à tout éventuel report du 12e Congrès ordinaire de l’organisation, au cœur d’une crise interne marquée par des tensions persistantes.
Dans une déclaration transmise à l’AIP, le Collectif, réagissant aux récents communiqués du collectif des past-présidents de l’UNJCI et du Conseil des sages élargi, a salué l’implication de ces figures dans la recherche d’une sortie de crise, tout en estimant nécessaire d’apporter des clarifications face à une situation qu’il juge « complexifiée » par la judiciarisation du différend.
Selon le Collectif, les procédures judiciaires en cours ne sont pas le fait des instances dirigeantes actuelles de l’UNJCI, notamment le Conseil d’administration et le Conseil exécutif, mais relèvent d’initiatives individuelles de certains acteurs. Dans ce contexte, il considère que l’appel à la suspension des actions en justice ne saurait être adressé aux dirigeants en place, mais plutôt à ceux qui ont saisi les juridictions compétentes.
« Toute perspective de report du 12e Congrès ordinaire ne peut être envisagée qu’à la condition préalable d’une déclaration formelle et publique des plaignants annonçant clairement la levée de toutes les procédures judiciaires », souligne le texte.
Le Collectif insiste également sur la nécessité, dans cette même dynamique, d’une reconnaissance explicite de la légalité et de la légitimité des instances actuelles de l’union, qu’il estime fondée au regard des textes en vigueur et appelée à se poursuivre jusqu’à la tenue effective du congrès.
Au cœur de cette crise, le 12e Congrès ordinaire apparaît comme un enjeu majeur. Présenté comme l’instance suprême de décision de l’organisation, ce rendez-vous statutaire est, pour le collectif, « l’expression la plus achevée de la démocratie interne », permettant aux journalistes membres de décider souverainement de l’avenir de leur faîtière.
Dès lors, le report du congrès sans garanties préalables claires pourrait, selon le Collectif, « entretenir une incertitude institutionnelle préjudiciable à la stabilité et à la crédibilité de l’UNJCI ».
Tout en réaffirmant son attachement à la tenue du congrès dans le respect des textes et des principes démocratiques, le Collectif pour le respect des journalistes ivoiriens se dit ouvert à un dialogue « sincère, responsable et inclusif », à condition qu’il repose sur « la vérité, le respect des règles communes et des engagements clairs des différentes parties ».
Cette nouvelle prise de position intervient dans un contexte de crispation au sein de l’UNJCI, marqué par des divergences autour de la gestion du processus électoral interne, des candidatures et de la gouvernance de l’organisation, avec en toile de fond des recours judiciaires qui continuent d’alimenter les tensions.
La déclaration est signée par les journalistes Lucien Déconens, Arnaud Gaza et Justin Assalé, qui appellent à des « solutions courageuses » fondées sur la responsabilité individuelle et collective pour préserver l’unité de la corporation.
(AIP)
rd/cmas

