Abidjan, 23 mars 2026 (AIP) – Le vice-Premier ministre chargé de la Défense, Téné Birahima Ouattara, a appelé lundi 23 mars 2026 à Abidjan, les États africains à renforcer leur coopération afin d’assurer une exploitation durable et sécurisée des ressources du continent, à l’occasion du lancement officiel de la 2e édition du Salon international des ressources extractives et de l’énergie (SIREXE 2026).
S’exprimant au nom du président de la République, Alassane Ouattara, il a souligné que l’Afrique doit tracer sa propre voie dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques persistantes et par des difficultés accrues d’accès aux ressources minérales.
Selon Birahima Ouattara, la création de la Banque africaine de l’énergie et la mutualisation des systèmes électriques nationaux constituent des initiatives prometteuses pour renforcer la sécurité énergétique et la valorisation locale des ressources.
« Cette collaboration et la mutualisation des efforts sont une exigence pour une plus grande efficience de nos politiques dans les domaines des industries extractives », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité d’un engagement sans réserve des États africains afin de transformer ces défis en opportunités économiques et sociales durables.
Le vice-Premier ministre a rendu hommage au ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, initiateur du SIREXE, pour les réformes engagées et les performances enregistrées dans le secteur, réitérant l’engagement du gouvernement à soutenir le succès de ce rendez-vous stratégique.
Il a salué une gouvernance dynamique qui a permis de positionner la Côte d’Ivoire comme une référence en matière de développement des industries extractives en Afrique de l’Ouest.
La 2e édition du SIREXE se tiendra du 18 au 22 novembre autour du thème « Industries extractives et énergétiques : Quelles infrastructures pour soutenir le développement économique en Afrique ? ».
Le ministre Sangafowa-Coulibaly a, pour sa part, mis en avant l’importance des infrastructures dans le développement économique du continent, soulignant la nécessité d’investissements structurants pour favoriser la transformation locale des ressources et maximiser leurs retombées économiques.
Selon lui, le choix de ce thème illustre la volonté de la Côte d’Ivoire de mettre en lumière le rôle critique des infrastructures dans l’exploitation des ressources minérales et l’importance pour les pays africains de mutualiser leurs efforts.

Pour cette édition, le Botswana a été choisi comme pays à l’honneur, en raison de son expertise reconnue en gestion minière.
Satisfaite de cet honneur, la ministre botswanaise des Minéraux et de l’Énergie, Bogolo Joy Kenewendo, a exprimé la gratitude de son pays à la Côte d’Ivoire pour ce choix, tout en réaffirmant l’engagement de son gouvernement à renforcer la coopération bilatérale dans les secteurs extractif et énergétique.
(AIP)
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