Abidjan, 27 mars 2026 (AIP) – Le président-directeur général de la fintech ivoirienne CinetPay, Daniel Dindji, a affirmé que son entreprise a renforcé ses dispositifs de sécurité et poursuit ses activités dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, six mois après une cyberattaque ayant affecté ses opérations en Côte d’Ivoire, au Togo et au Burkina Faso.
Dans un entretien accordé à l’AIP jeudi 26 mars 2026, M. Dindji a expliqué qu’en septembre 2025, la plateforme de paiement a été la cible d’une attaque coordonnée exploitant une vulnérabilité liée à l’interface de gestion de trésorerie entre plusieurs pays.
Selon lui, l’incident a été signalé aux autorités compétentes et l’entreprise a engagé une coopération avec la justice, tout en mobilisant ses équipes techniques pour sécuriser son système.
La société a depuis procédé à une réorganisation de son architecture technique, avec une segmentation des environnements de trésorerie par pays afin de limiter les effets d’un incident localisé.
La plateforme a également mis en place un système de détection de fraude en temps réel comprenant des mécanismes d’alerte et de blocage automatique des transactions jugées suspectes.
Un audit de sécurité a par ailleurs été réalisé par un cabinet, accompagné de tests d’intrusion réguliers. L’entreprise indique avoir renforcé ses équipes spécialisées dans la sécurité des infrastructures numériques.
Concernant les conséquences financières de l’incident, M. Dindji a affirmé qu’un plan de remboursement a été engagé pour les marchands affectés et que plusieurs versements ont déjà été effectués.
Évoquant les accusations formulées par une entreprise partenaire, il a expliqué que sa société a été contactée par la justice ivoirienne dans le cadre d’une enquête visant cette entité. Dans ce contexte, l’entreprise affirme avoir suspendu le processus de remboursement la concernant ainsi que toute collaboration avec elle, dans l’attente des conclusions de la procédure judiciaire.
Le dirigeant a également mentionné un incident survenu au Sénégal impliquant un marchand accusé d’avoir détourné les services de la plateforme. Selon lui, la plateforme a résilié le contrat, déposé plainte et procédé au gel des fonds dans un délai de 72 heures avant de les mettre à la disposition des autorités sénégalaises.
Malgré ces incidents, l’entreprise indique poursuivre ses activités dans les pays où elle est présente et préparer le lancement de nouveaux services.
(AIP)
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