Abidjan, 05 avr 2026 (AIP) – L’inspecteur général de la santé (IGS), Bernard Kpaho, a appelé à une synergie d’actions pour renforcer la lutte contre l’autisme.
« Nous savons que beaucoup reste à faire. Cela nécessite une synergie d’actions entre les différents acteurs, notamment les secteurs de la santé, de l’éducation, des affaires sociales et les collectivités territoriales », a exhorté M. Kpaho, tout en plaidant pour un environnement favorable aux personnes concernées.
Il a également déploré les préjugés et la stigmatisation, qu’il considère comme des obstacles à une prise en charge adaptée et à l’épanouissement des personnes vivant avec ce trouble.
« Cette initiative est le symbole de notre engagement collectif en faveur d’une société plus inclusive et solidaire », a-t-il indiqué, à l’occasion du lancement de la Journée mondiale de sensibilisation à cette pathologie.
Il a adressé le soutien de tous aux familles en les rassurant qu’ils ne sont pas seuls.
« Sachez que vous n’êtes pas seuls. Les pouvoirs publics, aux côtés des partenaires, continueront à renforcer les dispositifs d’accompagnement et de soutien », a-t-il assuré, appelant à des solutions « innovantes, durables et adaptées » au contexte.
L’inspecteur général de la santé a, par ailleurs, salué les efforts des associations de parents, des professionnels de santé, des éducateurs spécialisés ainsi que des partenaires techniques et financiers, qui œuvrent continuellement à l’amélioration de la qualité de vie des personnes atteintes.
« J’en appelle à la responsabilité de tous, communautés et médias. Encourageons l’acceptation et valorisons les capacités de chaque individu au-delà de cette différence », a-t-il lancé, insistant sur l’importance de l’unité et de la solidarité pour faire progresser la cause de l’autisme en Côte d’Ivoire.
Prenant la parole, Ahmed Coulibaly, parent d’un enfant vivant avec ce handicap, a salué les efforts consentis par les parents et le district d’Abidjan pour accompagner ces enfants.
Il a suggéré à l’État de mettre en place un parcours « très clair et très simple » pour leur prise en charge, incluant éventuellement des solutions de transport adaptées, telles que les services de VTC, pour faciliter leurs déplacements vers les centres spécialisés.
Pour le directeur coordonnateur du Programme national de santé mentale, Pr Koua Asema Médard, la surveillance du développement de l’enfant ne relève pas uniquement des spécialistes, mais commence au niveau des infirmiers et des centres de santé urbains.
Il a toutefois déploré l’absence, pendant de nombreuses années, de suivi nutritionnel systématique dans le système de santé ivoirien.
Selon le ministère de tutelle, l’autisme est un trouble du neurodéveloppement (TND) qui affecte la communication, les interactions sociales et le comportement.
Il se manifeste généralement avant l’âge de trois ans. Cette pathologie concerne environ 1 % de la population mondiale, selon des statistiques officielles, la plupart des pays africains ne disposant pas encore d’études de prévalence fiables.
(AIP)
bsb/fmo

