Daoukro, 6 avr 2026 (AIP) – Le sous-préfet d’Ananda, Yao Isabelle Amédé Mégnan, a exhorté ses administrés à la mise en place de Commissions villageoises de conciliation (CVC) des villages pour gérer au mieux les fréquents conflits entre ces deux communautés, suite à la destruction des cultures des premiers cités par les animaux en pâturage.
Cet appel a été lancé jeudi 2 avril 2026 lors de la première session du conseil de sous-préfecture.
Présidées par le chef de village et fortes de sept membres, ces commissions comprennent un secrétaire général, un propriétaire terrien, un représentant des agriculteurs ainsi que des éleveurs et les présidents de jeunes et des femmes
Leurs missions principales sont d’identifier les agriculteurs et éleveurs, et de gérer à l’amiable les conflits qui pourraient survenir.
Pour le sous-préfet Yao Isabelle Amédé Mégnan, la création des commissions villageoises de conciliation, initiative de l’État, vise à régler de façon consensuelle les conflits de voisinage, notamment les dégâts de cultures.
L’objectif étant de préserver la cohésion sociale, de sécuriser les droits fonciers et de favoriser une coexistence pacifique durable entre les deux communautés.
« Ici, à Ananda, force est de reconnaître que les conflits entre agriculteurs et éleveurs représentent environ 70 % des litiges portés à la connaissance de l’autorité administrative », a-t-elle fait savoir, tout en invitant ses administrés à privilégier ce mécanisme de résolution des conflits.
Pour le chef du village d’Assabli Komenankro, Yao Kouamé, l’initiative de l’Etat de mettre en place une structure de règlement de litiges entre éleveurs et agriculteurs dans les villages est à saluer.
« Nous sommes très contents de cela qui nous permettra de régler rapidement nos problèmes », a-t-il ajouté.
Des 13 villages qui composent la sous-préfecture d’Ananda, quatre ont déjà installé leurs CVC.
(AIP)
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