Abidjan, 03 mai 2026 (AIP) – Le collectif des journalistes et des professionnels de la communication fonctionnaires appelle le président de la République à prendre un décret portant nomination des journalistes et communicants de grade A4 en qualité de directeurs de la communication et des relations publiques (DCRP) au sein des institutions, ministères et structures étatiques.
Dans un communiqué, le collectif précise que cette démarche s’inscrit dans la dynamique de modernisation de l’administration publique engagée par le gouvernement. Il salue les réformes initiées par le ministère d’État chargé de la Fonction publique, notamment la nomination de spécialistes en ressources humaines comme directeurs des ressources humaines (DRH), d’ingénieurs informaticiens en qualité de directeurs des systèmes d’information (DSI), ainsi que de diplômés spécialisés comme directeurs de la planification et de la programmation.
Cependant, le collectif déplore que cette dynamique n’ait pas encore pleinement intégré le secteur de la communication institutionnelle. Il rappelle qu’un projet de décret, élaboré sous l’égide du ministère de la Communication en collaboration avec celui de la Fonction publique, demeure en attente de signature au Secrétariat général du gouvernement depuis plusieurs mois.
Face à cette situation, les signataires plaident pour une intervention expresse du Chef de l’État afin de finaliser ce processus, estimant que la communication publique doit être confiée à des professionnels qualifiés, formés et recrutés selon les normes de la fonction publique.
Le collectif insiste sur l’importance stratégique de la communication dans la gouvernance moderne, rappelant qu’elle constitue un pilier essentiel de l’action publique. Il évoque également les échanges tenus le 8 décembre 2025 avec la direction des Affaires juridiques et de la Législation, au cours desquels ses doléances ont été présentées dans le cadre de la révision du statut général de la fonction publique.
À travers des exemples comparatifs, le collectif souligne la nécessité de confier les postes de DCRP à des professionnels dûment formés, à l’image des autres corps de métiers de l’administration. Il juge inapproprié que ces fonctions soient occupées par des agents non spécialisés ou dépourvus de qualifications en journalisme et communication.
Enfin, le collectif invite les communicants fonctionnaires à maintenir leur confiance envers les autorités de tutelle, tout en affirmant sa conviction que le ministère de la Communication accorde une attention particulière à cette revendication.
Le porte-parole du collectif, Ange Djeni, journaliste diplômé de l’ISTC Polytechnique, a réaffirmé la détermination de ses pairs à voir aboutir cette réforme, perçue comme une étape clé dans la professionnalisation de la communication publique en Côte d’Ivoire.
(AIP)
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