Abidjan, 04 mai 2026 (AIP) – Des défis liés au financement et à la gouvernance ralentissent la mise en œuvre du dispositif de maîtrise d’ouvrage déléguée (MOD) pour l’insertion professionnelle des jeunes, ont relevé les acteurs réunis lundi 04 mai 2026 à Abidjan Plateau, à l’initiative du ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique.
Présidant la rencontre, le ministre Mamadou Touré a indiqué que malgré des résultats globalement satisfaisants, des ajustements s’imposent pour améliorer les performances du dispositif.
« Il est important de faire un point et d’identifier ensemble les leviers sur lesquels nous pouvons agir pour aller plus vite et atteindre les objectifs qui nous ont été assignés », a-t-il déclaré.
Cette rencontre d’échanges avec les présidents de conseils régionaux et les ministres-gouverneurs des districts autonomes visait à évaluer la mise en œuvre des conventions de MOD, dans un contexte de généralisation du dispositif à l’ensemble du territoire national.
Le président de l’Assemblée des régions et districts de Côte d’Ivoire (ARDCI), Dr Eugène Aka Aouélé, a reconnu les avancées enregistrées tout en appelant à une amélioration du pilotage. « Nous devons corriger avec rigueur les insuffisances constatées afin d’apporter des réponses concrètes, efficaces et rapides aux attentes des jeunes », a-t-il affirmé.
Parmi les principales contraintes évoquées, figurent les retards dans le respect des engagements financiers des collectivités territoriales et les difficultés d’accès au financement pour les jeunes bénéficiaires.
Le coordonnateur du Bureau de coordination des programmes emploi (BCP-Emploi), Hermann Toualy, a insisté sur ces obstacles. « Malgré la mobilisation des ressources par les collectivités, les jeunes ne perçoivent pas toujours leurs prêts, ce qui constitue un réel problème », a-t-il déploré.
Il a également souligné que certaines lenteurs administratives et l’insuffisance de structures financières dans les zones décentralisées impactent l’efficacité du dispositif.
Malgré ces difficultés, des acquis significatifs ont été enregistrés, notamment en matière de transfert de ressources et de compétences aux collectivités territoriales, ainsi que dans la transparence des mécanismes de sélection des bénéficiaires.
« La maîtrise d’ouvrage déléguée montre que les collectivités peuvent proposer des solutions adaptées aux réalités locales », a ajouté M. Toualy.
Face aux défis identifiés, les participants ont convenu de renforcer les mécanismes de gouvernance, d’améliorer la coordination entre les acteurs et de définir des mesures correctives en vue d’assurer une meilleure efficacité et la pérennisation du dispositif.
(AIP)
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