Abidjan, 05 mai 2026 (AIP) – Le président du Fonds pour l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap (FIPPSH), Ibrahim Konaté, a indiqué mardi 05 mai 2026 à Abidjan, que le nombre de personnes en situation de handicap insérées dans les entreprises privées est passé de 6 500 à 8 300 entre 2021 et 2026, soit une progression de 1 800 personnes, sur une population estimée à environ 500 000 personnes concernées.
Intervenant au cours de la tribune « Tout savoir sur », organisée par le Centre d’information et de communication gouvernementale (CICG), M. Konaté a relevé que des progrès significatifs ont été enregistrés en matière d’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap dans le secteur privé en Côte d’Ivoire.
Le président du FIPPSH s’est félicité de cette évolution, qu’il juge encourageante, tout en reconnaissant qu’elle demeure insuffisante au regard des objectifs fixés en matière d’inclusion professionnelle. Il a souligné que ces résultats s’inscrivent dans un cadre normatif structuré, soutenu par des dispositions constitutionnelles fortes.
Il a rappelé que la Constitution de la IIIe République consacre explicitement la protection des personnes en situation de handicap. L’article 33, en son alinéa premier, dispose que l’État et les collectivités publiques protègent ces personnes contre toute forme de discrimination et favorisent leur intégration, notamment par la facilitation de leur accès aux services publics et privés. Cette disposition consacre ainsi le principe d’inclusion dans l’ensemble des secteurs d’activité.
Le FIPPSH a été institué par le décret n° 2023-88 du 15 février 2023, en application de l’article 8 du décret n°2018-456 du 9 mai 2018. Ce texte impose aux employeurs une obligation d’embauche de personnes en situation de handicap, fixée à au moins une personne pour les entreprises employant jusqu’à cent travailleurs permanents, et à 2% de l’effectif pour celles comptant plus de cent employés.
S’agissant des entreprises ne respectant pas cette obligation, le président du FIPPSH a précisé qu’il ne s’agit pas uniquement d’une logique de sanction, mais également d’un mécanisme compensatoire. Ainsi, les entreprises concernées sont tenues de verser une contribution financière au FIPPSH, destinée à financer des actions d’aménagement et d’accessibilité, notamment la construction de rampes et l’adaptation des lieux de travail.
Ibrahim Konaté a indiqué que le recouvrement des contributions dues par les entreprises non conformes a débuté, tout en annonçant le renforcement des actions de sensibilisation en vue d’une meilleure application de la réglementation en vigueur.
Par ailleurs, le président du FIPPSH a insisté sur la nécessité de disposer de données actualisées sur l’emploi des personnes en situation de handicap et de faire évoluer les mentalités afin de favoriser leur pleine inclusion professionnelle.
(AIP)
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