Niakara, 09 mai 2026 (AIP) – Le sous-préfet de Niakara, Achille Assi Diahou, a déploré, vendredi 8 mai 2026 à Ouéréguékaha, la persistance de la mauvaise qualité des noix brutes de cajou produites dans la circonscription administrative, appelant les producteurs à une prise de conscience et à une plus grande responsabilité dans l’amélioration de la filière.
S’exprimant au nom du préfet de région, Benoît Brou Kouadio, lors d’une session d’information, de formation et de sensibilisation des acteurs de la filière anacarde organisée par le Conseil du coton, de l’anacarde et du karité (CCAK) avec l’appui de ses partenaires, dont l’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER), le sous-préfet Assi Diahou a relevé des insuffisances récurrentes dans la qualité des productions.
« Lorsque vous vendez les mêmes produits que tout le monde et que vos produits ne sont pas de bonne qualité, vous serez pratiquement les derniers auprès desquels les acheteurs se tourneront », a-t-il averti, invitant les producteurs, pisteurs et encadreurs techniques à adopter de meilleures pratiques.
Achille Assi Diahou a regretté que, en dépit des campagnes de sensibilisation menées par le CCAK et les efforts des structures d’encadrement, certaines mauvaises pratiques persistent, notamment la vente de noix insuffisamment séchées, mal triées ou mal conservées.
Il a souligné que la compétitivité de la Côte d’Ivoire sur le marché international de l’anacarde dépend désormais davantage de la qualité des produits que des volumes de production.
Le sous-préfet de Niakara a reconnu que les difficultés économiques peuvent amener certains producteurs à négliger les bonnes pratiques post-récolte. Il a toutefois estimé que la responsabilité du déficit de qualité incombe en grande partie aux acteurs de la chaîne de production.
« L’homme est parfois très faible face à l’argent », a-t-il déclaré, estimant à 60 à 70 % la part de responsabilité des producteurs dans la dégradation de la qualité, tout en évoquant également l’impact des maladies des plants et des bioagresseurs.
Il a, enfin, insisté sur la nécessité d’une responsabilité collective afin de redresser durablement la filière, à travers le respect des normes de production, de séchage et de conservation, gage de performance de la filière anacarde en Côte d’Ivoire.
(AIP)
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