Abidjan, 9 mai 2026 (AIP) – Des acteurs universitaires, associatifs et politiques gabonais ont appelé l’État à renforcer son soutien à la société civile afin de favoriser des politiques publiques plus inclusives et mieux adaptées aux besoins des populations vulnérables, lors d’un panel organisé à l’occasion de la Quinzaine de l’Europe, rapporte l’Agence gabonaise de presse (AGP).
Organisée par l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale (IDEA), en partenariat avec la délégation de l’Union européenne au Gabon, cette rencontre s’est tenue jeudi 7 mai 2026 autour du thème « Politiques publiques et inclusion sociale : la société civile porte-voix des plus vulnérables ».
Intervenant au cours des échanges, le professeur agrégé des sciences économiques à l’université Omar-Bongo (UOB), Assoumou Ondo, a mis en avant le rôle stratégique des organisations de la société civile dans l’élaboration de politiques publiques efficaces et orientées vers les objectifs de développement durable (ODD).
Selon lui, les pouvoirs publics ont besoin d’informations de terrain fiables pour prendre des décisions adaptées aux réalités sociales, soulignant que la société civile constitue un relais essentiel dans la remontée des préoccupations des populations auprès des décideurs.
« Pour qu’elles soient efficaces et qu’elles puissent atteindre les différents objectifs assignés, parmi lesquels les objectifs de développement durable, l’État a besoin d’un certain nombre d’informations pour prendre des décisions efficaces. En cela, la société civile joue un rôle en termes de remontée d’informations auprès des décideurs publics », a expliqué le Pr Assoumou Ondo.
La présidente de l’ONG Femme, Environnement, Santé et Éducation (FENSED), Edwige Eyang Effa, a pour sa part relevé les obstacles auxquels font face les organisations associatives, notamment le déficit de financement et les difficultés d’accès aux zones reculées.
Elle a regretté qu’autrefois, les ONG et associations aient été perçues par les autorités comme des adversaires en raison de leur rôle de lanceurs d’alerte.
De son côté, la coordinatrice générale de campagne dans la province de l’Ogooué-Maritime, députée Pepecy Ogouliguendé, a présenté plusieurs réformes engagées en faveur de l’inclusion sociale, citant notamment l’intégration du rôle de la société civile dans la Loi fondamentale ainsi que la création de la Commission nationale de la démocratie et de la participation citoyenne.
Elle a également plaidé pour un soutien financier plus conséquent au secteur associatif, estimant que les organisations de la société civile devraient bénéficier d’un accompagnement similaire à celui accordé aux partis politiques.
(AIP)
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