Abidjan, 9 mai 2026 (AIP) – L’Afrique du Sud et le Mozambique ont convenu de renforcer leur coopération bilatérale pour faire face aux tensions migratoires et à la recrudescence des violences xénophobes observées ces dernières semaines sur le territoire sud-africain, selon des informations des médias internationaux reprises par l’Agence congolaise de presse.
En visite officielle à Pretoria, le président mozambicain, Daniel Chapo, a plaidé pour une action concertée entre les deux pays contre la xénophobie, rappelant les liens historiques ayant uni le Mozambique et l’Afrique du Sud durant la lutte contre l’apartheid.
« Il est nécessaire pour les deux pays de lutter ensemble contre la xénophobie. Le Mozambique a joué un grand rôle aux côtés des Sud-Africains durant la lutte contre l’apartheid. Nous avons toujours été ensemble dans ce combat », a déclaré le chef de l’État mozambicain.
Selon Daniel Chapo, les échanges avec son homologue sud-africain ont également permis de mettre en avant l’interdépendance historique des deux nations et la nécessité de transformer leur proximité géographique en partenariats économiques et sociaux plus concrets.
Les deux pays entendent ainsi accélérer plusieurs programmes conjoints dans des secteurs stratégiques tels que l’agriculture, l’énergie, les mines et les infrastructures.
Cette dynamique intervient dans un contexte marqué par des manifestations anti-migrants signalées dans plusieurs villes sud-africaines, notamment à Durban, Johannesburg et Le Cap. Ces mouvements ont visé diverses communautés étrangères, dont des ressortissants mozambicains, basothos et zimbabwéens, avec des cas de menaces d’expulsion, de harcèlement et de violences.
La situation suscite des inquiétudes au sein des organisations régionales et de la communauté internationale, alors que plus de 300 000 Mozambicains vivent actuellement en Afrique du Sud.
De son côté, le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a souligné l’importance de cette rencontre pour examiner les défis communs d’ordre économique, sécuritaire et social auxquels font face Pretoria et Maputo.
Il a précisé que les mesures visant les travailleurs en situation irrégulière seraient maintenues, tout en assurant que des mécanismes de régularisation des migrants continueraient d’être encouragés.
« Nous encourageons toutes les personnes venant d’autres pays à s’assurer qu’elles disposent des documents adéquats », a déclaré Cyril Ramaphosa.
Le président sud-africain a également assuré que les discussions sur les questions commerciales et réglementaires se poursuivraient afin de consolider les échanges bilatéraux et d’apaiser les tensions entre les deux pays.
(AIP)
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