Niakara, 10 mai 2026 (AIP) – Des producteurs, acheteurs et pisteurs de la filière anacarde du département de Niakara ont été sensibilisés, à Ouéréguékaha (centre-nord, région du Hambol), vendredi 8 mai 2026, aux bonnes pratiques de récolte, de séchage et de commercialisation des noix brutes de cajou, au cours d’une activité présidée par le sous-préfet de Niakara, Achille Assi Diahou, représentant le préfet Benoît Brou Kouadio.
Cette campagne de sensibilisation, initiée par le conseil coton-anacarde-karité (CCAK) avec l’appui de plusieurs structures partenaires venues d’Abidjan, dont l’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER), s’inscrit dans le cadre de la deuxième mission nationale d’amélioration et de préservation de la qualité des noix brutes de cajou pour la campagne de commercialisation 2026.
Elle vise à corriger les mauvaises pratiques observées sur le terrain et à préserver la compétitivité de l’anacarde ivoirien sur les marchés national et international.
Au cours des échanges, les techniciens de l’ANADER ont insisté sur le respect du séchage des noix pendant trois à sept jours, l’interdiction des sacs plastiques favorisant l’humidité, le tri systématique des noix avant leur commercialisation ainsi que l’utilisation des claies de séchage.
Des démonstrations pratiques ont également été réalisées afin de montrer l’impact des bonnes pratiques sur le rendement et surtout sur la qualité marchande des produits.
Selon les organisateurs, la dégradation du Kernel Output Ratio (KOR), principal indicateur de la qualité des noix de cajou, constitue une menace pour les revenus des producteurs et l’image de la Côte d’Ivoire sur le marché international.
Le sous-préfet de Niakara, Achille Assi Diahou, représentant le préfet, a exhorté avec insistance les acteurs de la filière à s’approprier les recommandations et autres pratiques idoines.
L’objectif étant d’accroître le volume de production et surtout la qualité des noix brutes de cajou, levier majeur de la performance et de la compétitivité de la filière anacarde ivoirienne sur le marché international.
« Le destin de la filière et surtout la compétitivité de nos noix de cajou dans le monde sont entre vos mains », a-t-il insisté auprès des producteurs, acheteurs et pisteurs.
Pour des producteurs locaux interrogés par l’AIP à l’issue de l’activité, notamment le chef de village de Ouéréguékaha, Urbain Touré, cette session de formation, d’information, de sensibilisation et surtout d’échanges s’avère pertinente.
Selon lui, cette formation contribue à renforcer les capacités des acteurs locaux, à améliorer la qualité des productions et à garantir de meilleurs revenus aux producteurs.
La mission nationale de sensibilisation se déroule du 04 au 09 mai 2026 dans 16 zones de production d’anacarde du pays, dont Niakara, dans la région du Hambol (Katiola), ont précisé les organisateurs.
(AIP)
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